Voici ce qui pourrait freiner la chute des températures en septembre
La baisse des températures s'accélère au Québec, mais un changement de régime atmosphérique pourrait ralentir l'avancée du froid en deuxième moitié de septembre.
En bref :
1re moitié de septembre plus douce que la normale, sauf dans l’est;
Baisse des températures prévue jusqu’à la semaine prochaine, après une brève remontée mercredi;
Redoux attendu par la suite et jusqu’à la fin du mois.
Un début de mois doux
Les 15 premiers jours de septembre ont été assez doux pour une large partie de la province, à l’exception de l’est.

En faisant le bilan des températures, on observe que Montréal a affiché une anomalie de +0,8 °C par rapport à sa moyenne saisonnière. En Abitibi-Témiscamingue, cette anomalie a même atteint jusqu’à 3 °C au-dessus des normales. En revanche, le centre et l'est ont composé avec des températures plus près des normales, voire nettement plus fraîches, notamment en Gaspésie.
Cette douceur observée en début de mois sera en recul d’ici quelques jours. Un creux (masse d’air froid) venu du nord dominera le contexte atmosphérique à compter de la fin de semaine. Dans le sud de la province, les maximums glisseront sous les moyennes de saison pour s'établir entre 17 °C et 18 °C jusqu'en début de semaine prochaine.

De l’aide venue de l’ouest pour freiner la dégringolade
Un revirement est attendu par la suite, soit autour du mardi 22 septembre. En temps normal, la seconde moitié de septembre est marquée par un déclin rapide des températures.
« La normale est autour de 21 °C le 15 septembre [dans le sud du Québec] et à environ 16 °C à la fin du mois, souligne le météorologue Bertin Ossonon. Ça descend aussi vite que ça! »
Mais voilà qu’une crête atmosphérique (masse d’air chaud) pointe à l’horizon, selon nos prévisionnistes. Cette configuration aura pour effet de freiner la chute des températures, maintenant le mercure entre 19 °C et 20 °C jusqu'au mois d’octobre dans le sud de la province.

Même si on ne parle pas d’une véritable chaleur estivale ou d’un fort redoux automnal, ces valeurs se situeront au-dessus des normales saisonnières qui sont en plein déclin. Alors plutôt qu’une plongée en chute libre, on devrait avoir droit à une descente tout en douceur.
Un phénomène pourrait toutefois jouer les trouble-fête : une dépression coupée de la circulation atmosphérique et transportant de l’air plus frais pourrait se retrouver au-dessus des Grands Lacs. Sa trajectoire, difficile à prévoir, sera à surveiller.

Avec la collaboration de Bertin Ossonon, météorologue.