Un risque extrême se cache derrière cette vague de chaleur
Des secteurs des États-Unis ont droit à une importante poussée de chaleur. Lié étroitement à cette hausse du mercure, un phénomène inquiétant pourrait prendre de l’ampleur au cours des prochaines heures. Un risque extrême de feux de forêt est effectivement à surveiller. Explications.
En bref :
Une vague de chaleur sévit dans le Midwest américain;
La formation d’orages au cours de la même période pourrait contribuer à déclencher des feux de forêt;
La situation est considérée extrême vendredi et critique samedi, pour certains États.
Vague de chaleur possiblement « foudroyante »
Vague de chaleur et temps orageux n’ont pas l’habitude de faire bon ménage… et la situation actuelle chez nos voisins en est un bon exemple. Comment exactement? « Une masse d’air chaud apporte une vague de chaleur sur le Midwest américain. Au même moment, une masse d’air froid fait son apparition et est particulièrement dense pour la saison. Ce conflit de masses d’air est favorable à la formation d’orages et donc d’impacts de foudre qui pourraient déclencher des incendies de forêt dans plusieurs secteurs », explique Bissem Boujnane, météorologue.

Une situation inquiétante
C’est d’ailleurs pour cette raison que la situation est considérée extrême vendredi. Ce risque d’incendies de forêt (cette fois considéré comme critique) se poursuit pour la journée de samedi. Les zones à surveiller de près sont situées dans les États de l’Arizona, du Nevada et de l’Utah, notamment.

Plusieurs ingrédients en place
Oui, la vague de chaleur en cours aux États-Unis, avec un dôme de chaleur en place, est en soi très propice aux incendies de forêt, mais d’autres conditions parfaites pour nourrir ce risque sont également réunies. L’humidité est très faible et la végétation est sèche. Puis, des vents assez forts peuvent contribuer grandement à répandre les flammes de foyers d’incendies déjà actifs.

« Ces conditions sont réunies pour la journée de samedi. On peut observer un point de rosée faible qui donne une humidité relative d’environ 10 % », ajoute le météorologue. Pour une région ainsi très sèche, des vents assez soutenus et un risque orageux avec des impacts de foudre pourraient suffire à déclencher des feux.

On se souvient qu’en mai dernier, d’importants feux de forêt ont frappé la Californie, notamment la banlieue de Los Angeles, menant à l’évacuation de milliers d’habitants.
Avec la collaboration de Bissem Boujnane, météorologue.
