Un grand suspense autour de la prochaine tempête majeure
Deux scénarios possibles pour la prochaine tempête. Prévision.
Tempête complexe
Trois systèmes sont à l'origine de cette tempête qui devrait frapper au Québec le week-end prochain. Une première perturbation en provenance de l'Ouest canadien aurait pour effet de faire grimper le mercure dès samedi. Par conséquent, un peu de pluie est anticipée. Une deuxième perturbation du sud des États-Unis remonterait jusqu'à nos latitudes. Une forte teneur en humidité serait en opposition au froid derrière le système. Toutefois, c'est la troisième dépression issue d'une reformation dans le sillage du front froid associé au deuxième système qui risque de produire le plus d'effets au Québec.
Jeu des masses d'air
La trajectoire du courant-jet serait déterminante en ce qui concerne l'issue de cette tempête. Un creux atmosphérique très prononcé vers le sud permet à l'air froid de s'immiscer jusqu'au Texas. Ce tracé des vents forts en altitude forme un corridor qui dicte la voie aux perturbations. De fait, c'est l'intensité de cette poussée de froid qui permettrait au système de passer plus au sud et de provoquer une tempête aux allures hivernales. Un écart d'environ 20 °C sépare les deux masses d'air.
Scénario douceur
Une trajectoire du courant-jet plus au nord plongerait le Québec dans une tempête de type automnal. En effet, la province se retrouverait du côté chaud de la perturbation et le mercure pourrait grimper largement au-dessus du point de congélation. Certains modèles prévoient que ce scénario risque de produire de la pluie abondante et des vents forts. De fait, si cela se concrétise, l'intensité de la poussée de froid ne suffirait pas à faire glisser les vents en altitude plus au sud.
Scénario froid
À l'inverse, une masse d'air froid plus incisive aurait pour effet de tracer une trajectoire du courant-jet plus au sud. Certaines régions pourraient recevoir de la pluie, mais une bonne partie du Québec accumulerait d'importantes quantités de neige. Certains modèles indiquent même de 15 à 25 cm par endroits.
Avec la collaboration de Bertin Ossonon, météorologue.
