
BILAN JUIN - Un début d’été haut en couleur
Le mois de juin a l’habitude de se démarquer au Québec. C'est encore le cas, cette année : la chaleur et l'instabilité ont volé la vedette, si bien que plusieurs records ont été battus. Analyse.
EN BREF :
Chaleur bien présente ;
Instabilité au rendez-vous ;
Soleil généreux.
Chaleur. Voilà un mot qui était sur toutes les lèvres pendant le mois de juin… Et avec raison ! La métropole a connu des températures de presque 3 °C au-dessus de la normale saisonnière, classant ainsi le mois dans le top cinq des plus chauds. On se classe donc ex aequo avec 2005, qui a été le plus chaud à Montréal. Ailleurs en province, il est plutôt question d'un écart de la normale variant de 1 à 2 °C.

La Capitale-Nationale, quant à elle, a connu son mois de juin le plus chaud depuis 2006. De part et d’autre du mois, la ville n’a toutefois connu que deux journées avec des 30 °C.
Records de chaleur
Sans surprise, plusieurs records de chaleur ont été enregistrés : à Montréal, c’est le sixième mois d’été depuis 2000 qui connaît des températures qui passent à l’histoire. Au contraire, la chaleur s’est fait beaucoup plus timide à Sept-Îles, où l’été tarde à démarrer. « Ailleurs, on a connu des rechutes après la canicule du 6 au 9 juin. Les nuits suivantes ont connu des températures se rapprochant de 0 », explique Réjean Ouimet, expert météo. « On a toutefois compté trois fois plus de journées de records de chaleur que de froid au cours du mois. Depuis le début de l’année, c’est quatre fois plus en faveur de la chaleur », ajoute-t-il.

Sous le signe de l’instabilité
Alors que l’instabilité est plus souvent observée lors des mois de transition, le mois de juin a déjoué les normales : à neuf reprises, la province a connu des variations de température importantes. Au total, quatre poussées de chaleur ont été comptabilisées, dont deux canicules qui se sont avérées plutôt hâtives. Contrairement à 2020, cependant, ces épisodes de chaleur accablante ont été de plus courte durée et moins intenses.
Les épisodes orageux ont également été présents en grande quantité : seulement trois journées ont été exemptées d’activité orageuse. « On est donc nettement au-dessus de la normale, qui est de 19 », note le spécialiste. Notons également la formation de quatre tornades, dont la première tornade mortelle en 27 ans, qui a eu lieu à Mascouche.
Soleil présent et peu de précipitations
Les heures d’ensoleillement ont dépassé les normales, avec 263 heures où les rayons du soleil ont fait partie du paysage. Les belles journées ont également été présentes en plus grand nombre : 21 jours se sont démarqués, alors que la moyenne est de 14. La province s’est approchée du record de 24 belles journées, qui a été enregistré en 1995. Peut-être l’année prochaine !
Au chapitre des précipitations, elles se sont fait remarquer par leur absence : la première portion du mois a été marquée par un régime sec. En deuxième moitié, on s’est rattrapé avec une plus grande fréquence d’épisodes pluvieux. L'augmentation de l'humidité a permis aux précipitations d'être plus fréquentes, permettant de rattraper un déficit qui est présent depuis le printemps.

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