Un danger sournois fait son retour au Québec
Des avis de brouillard sont en vigueur ce mercredi matin sur plusieurs secteurs de la Belle Province. La visibilité pourrait être réduite, voire quasi nulle, par endroits sur la route. Ce risque a tendance à revenir en force à l’automne, alors mieux vaut commencer à s’y habituer de nouveau. Explications.
En bref :
des avis de brouillard sont en vigueur ce mercredi matin sur plusieurs secteurs du Québec;
des nappes de brouillard dense par endroits peuvent entraîner une visibilité réduite, voire quasi nulle;
la prudence est de mise sur la route;
certaines conditions peuvent favoriser l’apparition de brouillard, surtout à l’automne;
c’est un risque qui revient en force à cette période de l’année, notamment dans la grande région de Montréal.
Une matinée dans la brume
La brume et le brouillard dominent sur certains secteurs du Québec ce mercredi matin. Des avis de brouillard sont d’ailleurs en vigueur pour la Mauricie, le Témiscouata, le Bas-Saint-Laurent, la région de Charlevoix et la réserve faunique des Laurentides. De la brume a également été observée en Outaouais. Des nappes de brouillard dense par endroits peuvent entraîner une visibilité réduite, voire quasi nulle, sur la route. Le brouillard devrait se dissiper dans les heures suivant le lever du soleil.

Bon à savoir : pour parler officiellement de brouillard, la visibilité doit être sous 1 km. Entre 1 et 5 km, on parlera plutôt de brume. Lorsqu’on est dans des conditions de visibilité nulle, dans les 200 m et moins, on parle alors de brouillard dense.
La « recette » du brouillard
Plusieurs conditions sont réunies, ce mercredi matin, pour encourager le brouillard à se pointer le bout du nez! Effectivement, certaines conditions peuvent favoriser l’apparition de brouillard, surtout à l’automne. Parmi celles-ci, notons un ciel dégagé la nuit, ce qui favorise le refroidissement nocturne. Les températures chutent plus la nuit avance. Ensuite, l’humidité doit être présente en surface, notamment par l’évaporation. « Puis, la température va atteindre le point de rosée, donc on va atteindre la saturation. Finalement, quand il y a peu ou pas de vent, cela limite le brassage de la masse d’air, ce qui peut donc laisser place à la formation de brouillard », ajoute Kevin Cloutier, météorologue.

Les mois préférés du brouillard
À noter que dès la fin du mois de septembre et le début d’octobre, l’apparition du brouillard monte en flèche dans la grande région de Montréal. Les mois d’octobre, de novembre, de décembre et de mars sont typiquement les plus « brumeux » pour la métropole.

Ainsi, au-delà de ce matin, il faut demeurer vigilant sur la route, puisque c’est un risque qui a tendance à s'inviter plus fréquemment à cette période de l’année.
Avec la collaboration de Kevin Cloutier, météorologue.
