Super El Niño : les risques augmentent
Le retour d’El Niño se confirme de plus en plus dans le Pacifique et les nouvelles prévisions augmentent maintenant le risque d’un épisode de type « Super El Niño » d’ici la fin de 2026. En attendant, voici les supers détails.
En résumé :
El Niño devrait se mettre en place entre mai et juillet;
le risque d’un épisode fort continue d’augmenter;
les chances d’un « Super El Niño » atteignent environ 37 %.
El Niño sur le point de revenir
Les plus récents modèles climatiques indiquent qu’El Niño est en train de reprendre forme dans le Pacifique équatorial. Après une période plus fraîche qui appartient maintenant au passé, les températures de l’océan sont en hausse et la transition est bien enclenchée.
Selon les spécialistes, le phénomène devrait s’installer officiellement au cours du trimestre mai-juin-juillet. Même si les effets complets ne sont pas encore en place, les premiers signes sont déjà visibles dans les eaux du Pacifique, qui se réchauffent graduellement.

Le risque d’un Super El Niño augmente
La grande nouveauté de cette mise à jour concerne surtout l’intensité potentielle du phénomène. Les probabilités d’un El Niño fort demeurent élevées pour la deuxième moitié de l’année, mais les chances d’un épisode de type « Super El Niño » sont maintenant estimées à environ 37 %.

Un Super El Niño survient lorsque les anomalies de température dépassent les 2 °C au-dessus des normales dans la région de référence située près de l’équateur. Ce type d’événement peut bouleverser les régimes météo à l’échelle mondiale et favoriser des extrêmes climatiques parfois historiques.

Des signaux de plus en plus clairs dans le Pacifique
Les zones les plus chaudes se concentrent pour l’instant près de la côte ouest de l’Amérique du Sud, un signal souvent associé au début de croissance d’El Niño. Graduellement, cette chaleur tend à s’étendre vers le centre du Pacifique.
Tout indique donc que le réchauffement du Pacifique se poursuit et pourrait encore gagner en intensité au cours des prochains mois, avec un El Niño possiblement très actif à surveiller de près.

Avec la collaboration de Patrick Duplessis, météorologue.
