Suite de l’été : un élément ne lâche pas prise au Québec

Le mois de juin a été exceptionnellement orageux cette année et juillet ne laisse pas sa place non plus! Qu’en est-il pour la seconde moitié de l’été? Les orages sont-ils tannés du Québec? La réponse à cette question pourrait bien être : meilleure chance la prochaine fois. Prévision.

En bref :

  • De nombreux secteurs du Québec ont largement été plus arrosés qu’à leur habitude, au cours de la première moitié de l’été;

  • Les orages ont volé la vedette… et devraient continuer de le faire;

  • Des joueurs importants viendront influencer la suite de la saison;

  • Règle générale, la seconde moitié de l’été devrait être similaire à la première.

Juin a eu beaucoup d’attitude

Eh oui, la première moitié de l’édition 2026 de l’été est déjà derrière nous! Concrètement, pour vous aider à vous situer, on parle de la période s’échelonnant du 1er juin au 15 juillet inclusivement. Effectuons un petit retour dans le temps, pour voir comment la saison estivale nous a traité, jusqu’à maintenant. Ce n’est pas une surprise de constater que de nombreux secteurs du Québec ont largement été plus arrosés qu’à leur habitude. Le sud du Québec, le Saguenay et la Côte-Nord peuvent lever la main.

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Les orages sont en grande partie responsables de ce début de saison estivale fortement détrempée par endroits. En effet, le mois de juin se la joue normalement plus tranquille, en matière orageuse, mais cette année il a dépassé sa moyenne de 19 jours avec orages, en enregistrant plutôt 28, sur tout le territoire québécois. Mais attention, juillet ne compte pas abandonner sa couronne du roi orageux aussi facilement : le mardi 14, plus de 31 500 impacts de foudre ont été observés au Québec.

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Tels des joueurs de premier trio

Ainsi à quoi s’attendre pour la suite des choses? « Ce qu’on surveille, c’est le creux qui sera bien présent. Il va apporter beaucoup d’instabilité, donc les averses et les orages devraient continuer d’être assez fréquents au Québec », souligne Patrick Duplessis, météorologue. D’ici la fin du mois d’août, des secteurs du sud et de l’est de la province pourraient donc recevoir des précipitations au-dessus de leur normale saisonnière.

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En plus du creux persistant, d’autres grands joueurs importants sont à surveiller, d’ici la fin de l’été. Mentionnons le dôme de chaleur sur l’ouest des États-Unis qui pourrait se reformer, favorisant ainsi des précipitations plus fréquentes. N’oublions pas l’anticyclone sur les Bermudes qui pourrait faire remonter de l’humidité et potentiellement faire naître des cyclones tropicaux, entraînant des perturbations jusqu’au Québec. « D’ailleurs, quelques risques de formation tropicale apparaissent à l’horizon, sur les côtes de la Floride, notamment », note le météorologue.

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Le meilleur pour la fin?

En résumé, la première moitié de l’été a vraiment été très arrosée et orageuse, avec beaucoup de jours de temps violent, 10 pour être précis. La seconde moitié s’enligne pour être sur exactement la même lancée! Fait intéressant : si les deux portions de l’été 2026 devraient être similaires au Québec, la seconde moitié a normalement l’habitude de faire moins bonne figure. Depuis 2010, on peut observer qu’elle a été moins le fun - disons moins intéressante - que la première, 56 % du temps.

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Une seconde moitié d’été similaire à la première, c’est quand même mieux que si elle s'annonçait moins intéressante… On va le prendre!

Avec la collaboration de Patrick Duplessis, météorologue.

À VOIR : Aperçu deuxième moitié de l’été : un élément pourrait freiner les canicules