Une anomalie spectaculaire affecte une région du monde
Plusieurs stations de recherche ont recensé des températures anormalement élevées ce mois-ci, battant même des records.
Les vents du nord pris en étau entre un creux et une crête, tous deux situés en altitude, ont permis à l’air chaud de traverser l’océan austral et d’atteindre l’Antarctique cette semaine.
Un contexte hors de l’ordinaire
Ce faisant, ce patron météorologique atypique a laissé le champ libre à de l’air plus chaud pour faire monter le mercure. Entre autres selon des données basées du Climate Change Institute de l’Université du Maine, la température moyenne enregistrée était d’environ 3,6 °C au-dessus des normales.
Certaines parties de l’Antarctique oriental auraient même connu des écarts de 30 °C au-dessus de la moyenne pour cette période de l’année, dont les stations Concordia et Vostock.

Une température exceptionnelle
Mais, c’est mercredi dernier que la plus haute température jamais enregistrée pour un mois de mars a été recensée à la station australienne de Casey, soit une température maximale de 5,6 °C. La dernière fois que la station a atteint une telle température remonte au 5 février 2008, soit un mois plus tôt.
Toutefois, ces deux journées particulièrement chaudes pour l’Antarctique n’ont pas détrôné la journée du 24 janvier 2020, où une température de 9,2 °C a été recensée à la station Casey. Il s’agissait là de la température la plus élevée à être enregistrée à cette station, toutes journées confondues.
Un autre record battu
Ce même mois, l’Antarctique a aussi enregistré un autre record en lien avec sa température ambiante. Son étendue de glace est passée sous le cap des deux millions de kilomètres carrés, ce qui n’avait jamais été observé depuis le début de l’observation par satellites, en 1979. La précédente couverture de glace la plus petite avait été enregistrée en 2017.
