Orages violents au Québec : voici les menaces à surveiller

Les orages se sont manifesté à nouveau jeudi, notamment dans le Grand Montréal avec de la pluie torrentielle et de gros grêlons, et menaçaient plusieurs secteurs de la province.


En bref :

  • Risque d’orages violents pour plusieurs secteurs du Québec;

  • Pluie intense, fortes rafales et gros grêlons possibles;

  • Le Grand Montréal a été atteint avec de la grêle et de la pluie forte par endroits, notamment sur la Rive-Nord.

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Un orage presque tous les jours

« Et ça continue encore et encore… » chantait Francis Cabrel, et on a l’impression qu’il parlait des orages de l’été 2026 au Québec. On peut compter sur les doigts d’une seule main les journées sans orage au cours des mois de juin et juillet réunis. Août a pris ces chiffres comme un défi et a montré à ces prédécesseurs qu’il pouvait maintenir la cadence. La journée de mercredi en a été un parfait exemple avec quelques cellules très costaudes, notamment autour de Saint-Hyacinthe, dans la Capitale-Nationale et plus tard autour de Gatineau.

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Gros grêlons possibles

Le risque d’orages se poursuivait jeudi sur presque tout le territoire québécois, et pour plusieurs secteurs, ces orages pourraient être violents. On parle surtout de Lanaudière, la Mauricie, la Capitale-Nationale, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, L’Estrie, la Beauce, Chaudières-Appalaches et le Bas-Saint-Laurent. Ces régions pourraient voir des épisodes de pluie intense, de fortes rafales et de gros grêlons par endroits. Ce risque s’étend sur une grande partie du Nouveau-Brunswick.

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Des orages assez intenses ont d'ailleurs frappé la région métropolitaine en début d'après-midi, vers 14 h, particulièrement sur la Rive-Nord, entre Mascouche, Terrebonne et Repentigny.

Des internautes nous ont fait parvenir des images montrant des grêlons pouvant atteindre la taille d'une pièce de 25 cents et martelant des véhicules et des demeures.

L'instabilité pointée du doigt

Le suspect numéro un pour cette menace d’orages violents est un fort contraste de température entre le sol et la basse atmosphère due à un dôme d’air frais qui descend du nord. On parle d’air à 5 °C à une altitude d’à peine 1500 mètres alors que l’air au sol est autour de 20° ou plus. Résultat : une instabilité élevée qui est comme du bonbon pour la formation de cellules orageuses.

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Moins de carburant

Il y a cependant quelques facteurs atténuants. Le plus marquant est la disparition récente de la chaleur lourde et humide sur la Belle Province. La chaleur et l’humidité servent de carburant aux orages les plus costauds. C’est une situation classique de l’été : à la fin d’une forte canicule, les orages sont souvent plus foudroyants. Mais avec des températures plus confortables, ils ont moins de tonus. Un peu comme si une canicule leur offrait de l’essence « super », mais que par temps frais, ils doivent se contenter « de l’ordinaire ».

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En deuxième moitié de journée

L’instabilité atmosphérique élevée va donc favoriser la formation d’orages, mais ils auront moins de carburant pour s’exprimer. Les orages ont commencé à se manifester en début d'après-midi, alors que le a eu le temps de réchauffer l’air au sol, et le risque devrait s'étaler jusqu’après le coucher du soleil.

Avec la collaboration de Nicolas Lessard, météorologue.

EN IMAGES : les orages ont fait du grabuge au Québec mercredi