
Un vortex polaire hors norme s'installe chez nous. Voyez exactement où
Le Canada abrite actuellement l’air le plus froid au monde en dehors de l’Antarctique, avec une masse d’air arctique d’une intensité exceptionnelle. Un gros frisson rempli de détails.
En résumé :
une des poches d’air les plus froides de la planète est localisée au Canada;
le phénomène s’explique par un vortex polaire affaibli;
des températures extrêmes, surtout en altitude, marquent cet épisode.
Une masse d’air glacial hors du commun
Une vaste masse d’air glacial surplombe le centre du Canada. Ce froid intense s’étend profondément dans l’atmosphère, témoignant d’un système puissant capable de maintenir des températures extrêmement basses sur une immense superficie.
Dans les Prairies, le réveil de lundi matin pourrait se faire sous une véritable cloche de froid, avec une anomalie marquée allant jusqu’à 18 °C sous les normales par endroits, notamment entre l’Alberta et la Saskatchewan. Cette masse d’air glacial persiste ensuite en après-midi, limitant fortement la remontée du mercure : plusieurs villes peineront à dépasser les 2 à 5 °C, alors que les valeurs habituelles oscillent plutôt entre 14 et 16 °C à ce temps-ci de l’année.

Des températures parmi les plus basses sur Terre
Les observations en altitude, notamment dans les niveaux moyens de l’atmosphère, révèlent des valeurs qui figurent parmi les plus froides actuellement mesurées sur la planète, en dehors de l’Antarctique. Sur les cartes globales, le Canada se distingue nettement, avec une anomalie froide bien définie. Ce contraste est frappant et illustre la puissance de cette masse d’air.

Un phénomène surveillé de près
Ce type d’épisode attire l’attention des météorologues, car il met en lumière la variabilité parfois extrême de l’atmosphère au printemps. Même si ces conditions peuvent sembler exceptionnelles, elles s’inscrivent dans une dynamique où des poches d’air très froid peuvent encore se former et se déplacer sur le continent.
Un épisode intense, mais temporaire
Malgré son intensité, cette poussée de froid ne devrait pas s’installer durablement. Comme souvent au printemps, l’atmosphère demeure très dynamique, et ces incursions d’air arctique finissent par reculer. Un retour progressif à des températures plus saisonnières est donc attendu, même si ce genre d’épisode rappelle que l’hiver peut encore frapper fort… même au printemps.

Avec la collaboration de Bertin Ossonon, météorologue.
