Long terme : un phénomène récalcitrant risque de s’accrocher au Québec

Les risques d’orages violents, qui ont rythmé le quotidien au Québec depuis le début du mois d’août, pourraient s’amenuiser. Un creux atmosphérique qui refuse de plier bagage pourrait cependant continuer de faire la pluie et le beau temps pour le reste du mois. Prévision.


En bref :

  • Un creux atmosphérique persistant continuera d'engendrer grisaille, averses et orages dispersés;

  • En revanche, en l'absence de grande chaleur, il y aura moins d’énergie disponible pour du temps violent;

  • Les quantités totales de pluie s'annoncent près des normales dans le sud et sous les normales plus au nord;

  • L'activité tropicale demeure timide dans le bassin atlantique et devrait peu nous affecter.

Le creux atmosphérique s'incruste

Depuis le début de la saison, les séquences sans foudre ont été rares en sol québécois. Après un début d'été particulièrement actif avec 28 jours d'orage en juin et 29 en juillet, la première moitié d'août a poursuivi sur cette lancée avec 12 journées orageuses déjà en date du 13 août.

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L’acteur principal qui explique ce contexte est le creux atmosphérique (masse d’air froid) en altitude. Celui-ci génère de l’instabilité en augmentant le contraste thermique avec le sol, qui se réchauffe durant la journée. « Ce creux devrait prolonger sa présence au Québec et cela maintiendra donc l’instabilité nécessaire au développement de nuages, de pluie et d'orages », explique le météorologue Nicolas Lessard.

Moins de carburant pour le temps violent

Même si ce creux en altitude maintient un régime d'averses, le contexte thermique va un peu changer pour la seconde moitié du mois. Les températures prévues près ou légèrement sous les normales saisonnières priveront l'atmosphère de l'énergie nécessaire à la formation de puissantes cellules orageuses.

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« On aurait donc davantage de jours avec un peu de pluie et non pas de gros orages qui déversent d'importantes quantités d’eau en peu de temps », précise Nicolas Lessard. D'ici la mi-septembre, la probabilité d'avoir de la pluie et des orages demeure ainsi élevée, mais la menace de temps violent passe à un niveau plus modéré.

Des accumulations généralement dans les normales

Avec une saison tropicale qui tourne au ralenti dans le bassin atlantique, on écarte un autre facteur pouvant amener des apports d'eau massifs : les vestiges de systèmes tropicaux qui peuvent remonter jusqu’à nous.

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La seconde moitié d'août s'annonce donc plus sèche : les précipitations attendues devraient se situer près des normales pour le sud, le centre et l'est du Québec, et même sous celles-ci plus au nord et à l’ouest.

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