Après un été détrempé, l’automne suivra-t-il la même tendance?

Aurons-nous un automne qui va nous récompenser de notre patience en cet été pluvieux, ou qui va suivre la tendance estivale? Les chiffres parlent, mais ne disent pas tout.


En bref :

  • Montréal a reçu plus de pluie que la moyenne lors de 12 des 17 derniers étés;

  • Depuis 2000, la plupart des étés les plus orageux ont été suivis par un automne plus sec que la moyenne;

  • L’été 2024 a été extrêmement pluvieux à Montréal, et l’automne exceptionnellement sec.

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Aucune surprise

On ne vous apprendra rien en disant que l’été 2026 a été marqué par la pluie et surtout les orages au Québec. Gatineau a même pulvérisé son record de pluie pour un été qui est encore loin d’être terminé. Le Québec a observé au moins un orage lors de presque chaque jour de juin et juillet, et le mois d’août est nettement en avance sur sa moyenne. L’automne approche et il y a lieu de se demander si on va enfin pouvoir goûter à de bonnes séquences de beau temps, ou si au contraire, la tendance va se maintenir.

La pluie est très tendance...

Si vous avez l’impression que la pluie est plus abondante depuis quelques étés, du moins à Montréal, ce n’est pas qu'une impression, vous avez raison. Des 17 derniers étés dans la métropole, 12 ont été plus arrosés que la moyenne qui est de 272 mm de pluie pour la saison. De plus, l’écart des étés supérieurs par rapport à la moyenne est plus important que celui des étés inférieurs. En d’autres mots, quand il pleut plus que la moyenne, c’est par beaucoup, et quand il pleut moins, c’est par peu.

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Match nul

Essayons maintenant de faire parler les chiffres. Prenons deux types de cas d’étés montréalais très pluvieux, soit ceux où chacun des trois mois de l’été reçoit au moins 100 mm de pluie, et un autre type où la métropole reçoit plus de 320 mm de pluie au total pour l’été, soit un écart de plus de 17%. Pour le premier type d’été, on a répertorié 6 cas depuis 1942. Dans 3 cas, l’automne a été plus sec que la moyenne, et dans 3 cas, plus arrosé. Rien de bien concluant. Et pour l’autre type d’été arrosé par au moins 320 mm de pluie, on compte 19 cas depuis 1942. 10 automnes ont suivi la tendance pluvieuse, soit encore une fois, pratiquement 50%. On ne peut donc pas tirer de conclusions très éloquentes.

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Et les orages eux?

Si on fouille du côté des orages cependant, on a peut-être une réponse plus marquée. Sur les 10 étés les plus orageux depuis 1953, 6 ont été suivis par un automne plus sec que la moyenne. Et sur les 6 plus orageux depuis 2000, on parle de 4 automnes plus secs que la moyenne. 10 cas au total sur 16, ça fait une moyenne de 62,5%. On peut donc espérer que notre résilience face aux nombreux orages de l’été 2026 puisse nous mériter un bel automne.

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Un été étalon

Évidemment, ce ne sont que des chiffres, avec un échantillonnage limité. Mais pourquoi ne pas se donner encore plus d'espoir en regardant de plus près les chiffres de 2024, un été exceptionnellement pluvieux à Montréal. En août, il était tombé 239 mm de pluie, soit plus du double de la moyenne de 94 mm pour le mois. Juin et juillet avaient respectivement reçu 40% et 35% plus de pluie que la moyenne. Et qu’en est-il devenu de l’automne 2024? Une saison plus sèche en tous points. 57% moins de pluie que la moyenne pour septembre, octobre et novembre. Octobre avait été particulièrement sec avec seulement 25 mm de pluie alors que la moyenne mensuelle est de 103. Il est donc permis d’espérer un bel automne.

Avec la collaboration de Dr Patrick Duplessis, météorologue.

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