
Les ingrédients se mettent en place pour une tempête automnale
La saison a été plutôt calme cette année côté tempêtes automnales. La situation est sur le point de changer alors que les éléments se rassemblent pour le week-end. Prévision.
Recette classique
La recette est simple, mais efficace : une masse d'air froid du côté des Grands Lacs qui rencontre de l'air doux et humide de l'océan Atlantique, agité par un bon courant-jet. Les ingrédients se réunissent tranquillement et la tempête automnale devrait être au menu juste à temps pour le week-end.
Un écart imposant
Le contraste de température entre la dépression des Grands Lacs et l'anticyclone de l'Atlantique sera important. En altitude, on parle d'une quinzaine de degrés entre l'air froid venant de l'ouest et l'air doux et humide qui remontra du sud des États-Unis longeant la côte. Lorsque l'écart est très élevé et que l'humidité est imposante, cette rencontre peut dégénérer en bombe météo. Heureusement, pour l'instant, ce n'est pas le cas ce week-end. Mais la tempête automnale qui va en résulter aura quand même des effets significatifs.
Pluie et vent
Les Maritimes et les États du nord-est des États-Unis devraient ressentir cette tempête de façon majeure. Mais sa trajectoire reste à déterminer, donc un lourd débordement du côté du Québec reste à considérer. Et les effets ne sont pas négligeables. On parle de possibilité de 50 à 100 mm de pluie par endroits, avec des rafales de 50 à 70 km/h.
Trajectoire incertaine
Peu importe la trajectoire précise, l'intensité sera moyenne. Un écart de pressions atmosphériques et de températures en altitude peut créer des tempêtes automnales plus intenses. Il n'est pas rare d'en voir des fortes, avec des rafales de 60 à 90 km/h. Des plus extrêmes avec des rafales autour des 100 km/h sont aussi possibles. On parle alors de dommages qui peuvent rivaliser avec ceux causés par des tempêtes tropicales. Heureusement, on n'aura droit à rien de cela le week-end prochain. Mais lors d'un automne moyen, on a droit à 5 à 10 tempêtes automnales.
Avec la collaboration de Bertin Ossonon, météorologue
