Un redoux trompeur suivi d'un coup de massue hivernal
L’hiver n’a pas dit son dernier mot au Québec. Après un bref épisode de douceur, on plongera à nouveau dans un froid glacial digne du cœur de l'hiver.
En bref :
Passage d'un front chaud vendredi qui apportera de la neige au nord et de la pluie au sud;
Samedi pourrait être la journée la plus douce de février 2026;
Chute brutale des températures dimanche avec le retour de l'air arctique derrière le système;
Des minimums sous les -20 °C en début de semaine prochaine dans le sud du Québec.
Brève sortie du congélateur
On peut difficilement parler d’avant-goût printanier quand on monte à peine quelques degrés au-dessus du point de congélation. Mais on peut à tout le moins dire que le week-end débutera sous le signe de la douceur grâce à l'arrivée d'un front chaud vendredi.

À Montréal et dans les environs, samedi pourrait être la journée la plus « chaude » (entre gros guillemets) de ce mois de février. Alors que le maximum actuel de février 2026 s'établit à 2,4 °C (atteint le 17 février), le mercure pourrait grimper jusqu'à 4 °C samedi, voire davantage selon la trajectoire du système. Cette poussée d'air doux sera, comme c’est souvent le cas en hiver, accompagnée de nuages et de précipitations.

Un coup de massue hivernal
Le répit sera de courte durée. Derrière ce système, une masse d’air froid reprendra le dessus, provoquant une chute brutale des températures dès dimanche.
« Ce sont quand même de grosses montagnes russes de températures que vivra le Québec pour commencer le mois de mars », affirme le météorologue Patrick Duplessis. Les minimums nocturnes replongeront sous la barre des -20 °C dans le sud de la province, et ce, jusqu’à mardi matin.

Une autre poussée de froid en vue
Ce ne sera pas la dernière incursion d’air arctique sur le Québec. Une autre poussée de froid significative est anticipée autour du 5 mars, avec des maximums qui pourraient ne pas dépasser les -10 °C.
Il faudra probablement attendre la deuxième semaine de mars pour espérer voir le mercure remonter de façon plus durable.

Avec la collaboration de Patrick Duplessis, météorologue.