Le Québec évite une importante tempête

Une tempête majeure se prépare à quelques kilomètres seulement du Québec. Si nous l’évitons de justesse, ce n’est pas le cas de tout le monde. Prévision.


Le passage d’une dépression lundi sur le sud de la province nous promet quelques flocons d’ici mardi. Ce modeste système détourne l’attention d’une potentielle tempête qui se mijote près des côtes et rase les maritimes. Les éléments seront déchaînés au-dessus de l'océan, mais une province pourrait toutefois croiser son chemin.

Les ingrédients

Évité de justesse

Quel est ce système évité de justesse? Plusieurs ingrédients s’associent pour faire de ce système côtier une véritable menace. De l’air froid venu de l’ouest rejoint les masses d’air plus chaudes des tropiques et la rencontre des deux pourrait être brutale. Heureusement pour nous, le Québec devrait être épargné. Les Maritimes, quant à elles, sont bien plus proches des côtes et pourraient recevoir quelques restes.

ÉVITER LE PIRE

Une région moins chanceuse

Si le Québec l’a échappé belle, une province plus à l’est risque d’être moins chanceuse : Terre-Neuve-et-Labrador. Le système évolue le long de l’océan Atlantique et l’extrémité orientale du continent est sur son radar.

En remontant au-dessus des eaux froides de l’Atlantique, le système gorgé d’humidité devrait déverser d’importantes quantités de précipitations sur la province. La péninsule d’Avalon, située à l’extrémité est de Terre-Neuve, sera la plus touchée et pourrait recevoir entre 20 et 40 cm de neige.

NEIGE

Une tendance pourrait s’inverser

Comme pour beaucoup de villes au Québec, St. John’s accusait jusqu’ici un déficit de neige. Avec seulement 26,4 cm de neige reçue, la capitale comptait moins de la moitié de ce qu’elle reçoit habituellement à ce temps-ci de l’année. La tendance pourrait donc s’inverser d’ici mercredi, puisqu’elle pourrait recevoir le double de cette quantité en seulement deux jours.

La neige n’est pas le seul élément à craindre pour la province. Le système pourrait se renforcer et prendre les caractéristiques d’une bombe météo en touchant terre. Pour rappel, une bombe météo désigne une baisse de la pression atmosphérique de 24 hPa ou plus en moins de 24 heures. Les vents pourraient également se joindre à la partie et souffler jusqu’à 100 km/h causant des phénomènes de poudrerie.

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Une lueur d'espoir miroite toutefois à l’horizon : si la trajectoire du système est déviée, les Terre-Neuviens pourraient bien s’en tirer sans trop d’encombres. À surveiller.


Avec la collaboration de Catherine Aubry, météorologue

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