La neige pourrait surprendre et tomber plus tôt cette année
La saison estivale bat toujours son plein, mais l’hiver a déjà envoyé ses premiers signaux avec des flocons tombés dans le nord du pays. Verra-t-on de la neige plus tôt qu’à l’habitude au Québec?
En bref :
Plus de 7 cm de neige sont tombés au Nunavut depuis le 9 août;
Le Grand Nord québécois pourrait observer ses premiers flocons dès ce week-end;
À l'échelle de la province, le premier flocon fait son apparition en moyenne le 11 septembre.
Le Nunavut ouvre le bal hivernal
Si on s’accroche encore à l’été dans la sud du pays, la transition vers la saison froide est déjà amorcée dans l’extrême nord. Au Nunavut, les premiers flocons sont tombés; la station d'Alert a mesuré une accumulation de 7,4 cm de neige depuis le 9 août.

À noter : à de telles latitudes, les « dernières neiges » de la saison froide précédente peuvent s’étirer jusqu’en juillet. C’est donc plutôt l’absence de neige qui y fait figure d’exception. Malgré tout, c’est un premier avertissement pour la vaste majorité de Canadiens qui vivent beaucoup plus au sud.
Une apparition hâtive dans le nord du Québec?
Au Québec, les premiers flocons (enregistrés à partir du 1er août) surviennent habituellement à la fin août ou au tout début du mois de septembre dans les communautés du Nunavik. Au cours des dernières années, la neige s'est manifestée dès le 23 août en 2023 et le 24 août en 2022 (à Kattiniq), puis le 2 septembre en 2024 et 2025 (à Quaqtaq et Salluit).

Cette année, une descente d'air frais pourrait devancer l'échéancier. Selon certains modèles météorologiques, le passage d'un système pourrait engendrer de faibles précipitations de neige dans l'extrême nord de la province ce week-end.

Pas tout de suite pour le sud
À l'échelle provinciale, la normale climatique (1991-2020) pour l'arrivée des premiers flocons est fixée au 11 septembre, selon les données d’Environnement et Changement climatique Canada. Évidemment, plus l'on se dirige vers le sud, plus cette première visite hivernale se fait tardive.

Avec la collaboration de Lucile Le Liboux, météorologue.