Janvier poursuit une tendance inhabituelle
Le mois de janvier confirme une séquence météo peu commune au Québec, avec des températures sous les normales pour un troisième mois consécutif, une première depuis 2019. Séquence de détails.
En résumé :
janvier en deux temps, doux au début, très froid en fin de mois;
trois mois consécutifs sous les normales saisonnières à Montréal;
bilan neigeux inégal à l’échelle du Québec.

Un mois sous les normales malgré une douceur trompeuse
La première moitié du mois de janvier nous avait pourtant donné l’impression d’un hiver plus clément, avec plusieurs journées au-dessus du point de congélation entre le 5 et le 15 janvier. Mais cette douceur temporaire n’a toutefois pas résisté à une fin de mois nettement plus froide, qui a suffi à faire basculer la moyenne mensuelle sous les normales.
Un contraste marqué entre les deux moitiés du mois
Le mois s’est clairement joué en deux actes. À Montréal, la période du 1er au 15 janvier affichait des températures environ 2 degrés au-dessus des normales, alors que la seconde moitié du mois s’est révélée près de 3 degrés sous les normales.

Une séquence hivernale qui s’installe
Avec novembre, décembre et janvier sous les normales, l’hiver 2025-2026 marque une rare constance. Ce type de séquence n’avait pas été observé depuis 2019, une année où les six premiers mois avaient été plus froids que la normale à Montréal.
Des précipitations de neige très variables
Côté neige, le portrait est loin d’être uniforme. Montréal, l’Outaouais et les Laurentides ont reçu plus de neige que la normale, au grand plaisir des amateurs de sports d’hiver et de pelletage (si ça existe!). D’autres secteurs, par contre, ont été un peu moins gâtés.

Dans l’est du Québec, le début du mois très enneigé a fait pencher la balance du côté des surplus. Blanc-Sablon a notamment reçu 41 cm dans les trois derniers jours, un apport précieux pour la base de neige sur la Côte-Nord.
Peu de systèmes dans le nord-ouest
À l’inverse, le nord-ouest du Québec a vu passer très peu de systèmes dans son secteur. Lorsque l’air arctique s’installe solidement, comme ce fut le cas en janvier, la trajectoire des dépressions glisse plus au sud, laissant ces régions dans le froid, mais à sec.
Janvier nous aura rappelé une fois de plus que, quand le froid s’installe au Québec, il peut nous coller à la peau pendant très longtemps. Après trois mois consécutifs sous les normales, la suite de la saison sera à surveiller de près… en gardant notre tuque pas trop loin.
Avec la collaboration de Patrick Duplessis, météorologue.
