
Du jamais vu en mai : une tempête pourrait passer à l’histoire dans ces régions
Une tempête côtière exceptionnelle pourrait frôler et même dépasser des records de basse pression pour un mois de mai dans l’Atlantique, générant sur son passage des vents particulièrement forts. Rafales de détails.
En résumé :
rafales possibles de 80 à 90 km/h, localement plus fortes;
pression centrale estimée entre 972 et 974 hPa;
secteurs les plus exposés : les Îles-de-la-Madeleine, la Gaspésie et les provinces maritimes.
Une mécanique rare pour un mois de mai
Ce système n’a rien d’ordinaire pour la saison. En plein mois de mai, l’atmosphère compose rarement une dépression aussi creuse. Pourtant, les modèles convergent vers une pression centrale oscillant entre 972 et 974 hPa, une valeur digne de tempêtes automnales. Ce sera à surveiller d'ici lundi matin particulièrement vers Sydney, en Nouvelle-Écosse, qui se trouve sur la trajectoire du centre du système. Cette chute marquée agit comme un moteur invisible : plus la pression plonge, plus le vent s’emballe. La tempête qui frappe les provinces maritimes et une petite partie du Québec pourrait donc inscrire son nom dans les archives météo du printemps.

Rafales soutenues : le cœur de l’événement
Ici, le véritable spectacle se joue dans l’air en mouvement. Cette basse pression atmosphérique favorise des vents soutenus et des rafales pouvant dépasser 80 à 90 km/h. Dans les zones les plus exposées, notamment en bordure du golfe, le vent pourrait rugir par bourrasques, un type de configuration somme toute rarissime en mai.

Les régions les plus exposées
Les Îles-de-la-Madeleine se retrouvent en première ligne, presque au cœur du système. Les secteurs de la Gaspésie ainsi que certaines zones de la Côte-Nord seront également touchés par la force des vents, même si l'intensité y sera plus modérée que dans les autres régions affectées, comme dans les provinces maritimes.

Une tempête qui pourrait entrer dans l’histoire
Si les valeurs prévues se confirment, l’intensité de cette dépression, exceptionnelle pour un mois de mai, pourrait égaler ou même battre un record mensuel de basse pression. Une autre preuve qu’un simple épisode printanier peut rapidement se transformer en un événement potentiellement mémorable.
Avec la collaboration de Bertin Ossonon, météorologue.
