Feux de forêt : le risque est extrême pour ces secteurs du Québec
Dans plusieurs secteurs du Québec, des feux de forêt pourraient être déclenchés ou prendre de l’ampleur au cours des prochains jours. Le retour de ce risque parfois extrême coïncide avec la séquence prolongée de beau temps. Comme quoi Mère Nature peut elle-même assombrir involontairement sa bonne humeur… État de la situation.
En bref :
La séquence sèche prolongée augmente le risque de feux de forêt au Québec;
Le potentiel d’incendies se situe officiellement de très élevé à extrême pour le sud-ouest de la province;
Le printemps se présente avec de réels dangers pour les feux de forêt.
Un risque à prendre au sérieux
C’est toujours agréable de connaître une séquence de plusieurs jours sous le soleil, sans précipitations, mais lorsque ça survient, notamment à cette période de l’année, des risques sont à prendre en considération. Et ce danger est plus que flagrant dans plusieurs secteurs du Québec : les indices de la SOPFEU concernant le potentiel d’incendies de forêt se situent officiellement de très élevés à extrêmes dans le sud-ouest du Québec. Pour les secteurs du sud-est et vers le centre de la province, on parle d’un niveau élevé.

Lundi, le risque devrait augmenter, surtout dans les Hautes-Laurentides. La séquence sèche qui se poursuit normalement jusqu’à mercredi dans le sud du Québec n’aidera en rien la situation déjà précaire.

Un ménage du printemps parfois dangereux
On pourrait penser qu’au printemps, le risque de feux de forêt est moindre. Ainsi, comment le temps sec et lumineux auquel goûtent de nombreuses régions de la Belle Province peut-il en venir à alimenter le risque? « Les arbres n’ont pas encore de feuilles et toute la luminosité du soleil atteint la surface souvent couverte de feuilles mortes des restants de l’automne, là où il n’y a plus de neige au sol évidemment », explique Patrick Duplessis, météorologue.

Puis, certaines personnes en profitent pour faire leur ménage du printemps, ce qui inclus l’entretien de leur terrain. D’ailleurs, le brûlage de feuilles et de branches représente une des premières causes d’incendie, lors de cette saison.
Une période à surveiller de près
La nature qui se réveille au printemps est active et pas seulement avec les animaux, petits et grands, qui peuvent sortir de leur cachette. Au Québec, la saison printanière est véritablement celle la plus propice aux feux de forêt, particulièrement le mois de mai (selon la moyenne établie par la SOPFEU pour les années 2014 à 2023).

Pour certains secteurs, avec l’arrivée d’un système pluvieux et plus frais le risque d’incendie devrait être revu à la baisse dès le milieu de la semaine.
Avec la collaboration de Patrick Duplessis, météorologue.
