
Grêlons de la taille d'une balle de ping-pong au Québec mardi, c’est possible
La journée de mardi pourrait devenir la plus intense de l’année en frais d’orages violents. Ces derniers pourraient produire des grêlons de la taille d’une balle de ping-pong. Détails.
Mardi à haut risque pour le Québec
Le passage d’un système mardi, conjugué à une poussée de chaleur accablante, pourrait produire d’impressionnants grêlons sur son passage. Les ingrédients seront réunis pour créer de véritables projectiles glacés de la taille d’une balle de ping-pong.

Toutefois, la probabilité d’observer des super grêlons semble écartée. Tant qu’à y être, c’est quoi, au juste, un super grêlon et est-il possible d’en observer chez nous? On a tous vu la grêle grêler, mais des grêlons de la taille d’une balle de baseball, on ne voit pas ça tous les jours. C’est toutefois bel et bien possible, même au Québec! C’est une question de vents ascendants.
À 180 km/h
Il est difficile de croire qu’un projectile glacé pouvant atteindre les six à sept centimètres de diamètre puisse tomber du ciel. L’idée que des grêlons d’une telle envergure puissent sortir d’un nuage semble invraisemblable. Pourtant, on en observe à chaque année à l’échelle du globe.

Ce n’est pas le fruit du hasard : ces balles de glace sont le résultat de la puissance des vents ascendants. Lors d’un orage, ces vents pouvant atteindre les 180 km/h font remonter les particules fines tels que le pollen, la poussière et les bactéries. Ces particules se retrouvent alors au sommet du nuage, où les températures sont sous le point de congélation. Toutefois, durant la remontée, ces particules s’amalgament aux fines gouttelettes d’eau et se transforment par la suite en billes de glace au sein du nuage. Plus l’orage est féroce, plus les vents ascendants sont puissants, déterminant ainsi la taille des grêlons qui martèleront le sol.

Combat de force
En somme, les grêlons sont le résultat d’un combat de force entre la gravité et la puissance des vents ascendants. Lorsque les vents ne sont pas particulièrement forts, ils n’arrivent pas à contenir le poids des grêlons au sein du nuage. Ils tombent ainsi sous forme de petites billes de glace. Or, lors d’orages violents, les vents ascendants réussissent à les contenir au sein du nuage suffisamment longtemps pour qu’ils grossissent en s’agglomérant au gouttelettes d’eau. Bref, tant et aussi longtemps que le poids du grêlon ne sera pas assez élevé pour quitter le nuage, il grossira.

Au Québec, la majorité des grêlons sont plus petits que 2,5 cm, ce qui représente le seuil pour qualifier un orage violent. Toutefois, il est arrivé que l’on observe des grêlons d’un diamètre de six à sept centimètres en sol québécois.
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