Chaleur extrême : des seuils alarmants atteints et ce n’est que le début

Pour de nombreuses régions du monde, la saison estivale 2026 en est encore qu’à ses débuts. Pourtant, les vagues de chaleur, parfois extrêmes, se multiplient. Le mois de juin a d’ailleurs atteint des seuils alarmants en termes de records quotidiens de chaleur… et ça ne peut que laisser présager la suite des choses. Explications.

En bref :

  • Les vagues de chaleur extrême se multiplient pour de nombreux secteurs;

  • La France est de nouveau sur un pied d’alerte;

  • La température moyenne de surface, dans le monde, a récemment enregistré un seuil record;

  • La température de l’eau en surface grimpe elle aussi à des niveaux alarmants;

  • L’effet El Niño, notamment, contribue à ces mercures très élevés.

Une chaleur contagieuse

Quand on parle de chaleur extrême, l’Europe est un exemple assez flagrant, cette année, d’un des secteurs les plus lourdement éprouvés. Le Québec a également eu sa part de températures ressenties assez suffocantes, dans les 45 et même plus par endroits, pendant quelques jours à la fin du mois de juin et au tout début de juillet. Plusieurs régions, comme celles de Montréal et de la Capitale-Nationale, ont enregistré durant cette période leur première canicule de la saison. Les États-Unis aussi connaissent des périodes assez chaudes, avec notamment un dôme de chaleur qui s’est retrouvé positionné sur plusieurs secteurs du sud-ouest.

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Oui, l’été est présentement en cours pour les régions de l’hémisphère nord, mais il n’en demeure pas moins que le mercure grimpe à des niveaux records très inquiétants. « L’évolution de la température moyenne de surface dans le monde, donc celle de l’air, a atteint un seuil des plus importants. On parle d’un record, en date du 30 juin, alors que la température a été plus chaude que les années précédentes à la même période », explique Bertin Ossonon, météorologue.

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Une eau loin d’être froide pour les orteils

Si on se penche sur la situation globale et qu’on jette un œil à la température de l’eau en surface aussi, des records quotidiens sont enregistrés depuis le début du mois de juin, au niveau des océans. À titre informatif, afin d’être en « mode El Niño », l’eau d’une région spécifique de l’océan Pacifique, le long de l’équateur, doit atteindre au moins 0,5° de plus que la normale (en opposition à La Niña, lorsque l’eau est plus froide que la normale).

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Des vagues de chaleur qui ne semblent pas s’épuiser

Ainsi, en plus de l’activité humaine et des changements climatiques, ce qui contribue grandement à ces mercures records observés un peu partout, c’est justement l’effet El Niño. Si on regarde l’apport récent d’El Niño, on peut voir que le phénomène est directement lié à des vagues de chaleur historiques. L’épisode El Niño, actif de 2023 à 2024, a clairement coïncidé avec une séquence de plus d’un an de mois consécutifs de chaleur mensuelle record.

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La situation de chaleur extrême qui envahit le globe est très certainement inquiétante. D’ailleurs, à la suite des importantes canicules de mai et de juin 2026, la France plonge présentement dans une nouvelle vague de chaleur.

Avec la collaboration de Bertin Ossonon, météorologue.

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