28 degrés en mars : c’est possible, mais pas cette année. Découvrez pourquoi
Mars est le mois des extrêmes. Un jour il fait doux, l’autre, il fait froid. Mais cette fois-ci la situation est différente. Détails ici.
Les extrêmes de mars
C'est connu, il y a plus de variance de température en hiver qu’en été. L’augmentation constante des moyennes, jumelée au fait qu’une bonne partie du mois de mars se trouve toujours dans la saison hivernale, alimente la possibilité de grands écarts de températures.
Tandis que la chaleur au sud commence à se bâtir, la nuit polaire se termine dans l’extrême-nord. Si un creux dépressionnaire descend sur la province, des températures glaciales sont possibles. À l’inverse, si une crête remonte sur le Québec, la chaleur du sud apporte des températures anormalement élevées.

Pourquoi 2023 n’est pas comme 2012
Ce qui rend le mois de mars 2023 stable au niveau des températures, c’est justement l’absence de crête. En 2012, une impressionnante vague de chaleur qui a duré près d’une semaine s'est installée sur le Québec. Montréal avait d’ailleurs connu un maximum de 25,8 degrés Celsius. Le point chaud était cependant dans le Pontiac, où un maximum de 28,8 degrés a été enregistré. Cette vague de chaleur contenait plus de 52 heures d’ensoleillement, ce qui a considérablement réchauffé l’atmosphère.

La neige au sol joue également un rôle. D’une part en reflétant une bonne partie des rayons du soleil sans l'absorber, et d'autre part en absorbant une partie de la chaleur disponible pendant sa fonte.
Fait surprenant, les premiers 10 degrés de 2023 sont déjà survenus sur la Côte-Nord et la Gaspésie, tandis que le sud du Québec n’a toujours pas franchi cette marque.

Quand on se compare, on se console
Même si nous ne connaîtrons vraisemblablement pas de chaleur notable d’ici avril, le mois de mars de cette année n’est pas à plaindre. En 1950, Montréal a connu son mois de mars le plus froid de tous les temps. La métropole a enregistré quatre nuits sous la barre des -20 degrés Celsius. Au plus froid, le thermomètre affichait -29,4 degrés.
À ce jour, le mercure n'est descendu qu'une seule fois sous la barre des -10 degrés à Montréal, ce qui est largement inférieur à la moyenne mensuelle.

