Ce n’est pas qu’une impression : un déficit important se bâtit au Québec
Vous avez l’impression qu’avril est plus gris qu'à l'habitude? Que le soleil brille par son absence? Vous n’avez pas tort. Et on a les chiffres pour le prouver.
En bref :
Près de 40 % de moins de soleil que la normale à Montréal en avril jusqu’à maintenant;
Le soleil présent moins de 30 % de la journée jusqu'ici en avril;
Peu de chances de se rattraper d’ici une semaine;
Plus qu'une impression
Après un hiver plus froid et plus neigeux que la moyenne des dernières années, il est normal que l’on ait hâte à l’arrivée de l’été, et que l’on ait l’impression que le printemps tarde à arriver et que le temps soit au gros fixe. Sauf que cette année, ce n’est pas qu’une impression, on a effectivement un important déficit de soleil depuis le début du mois d’avril.

Déficit de 40 %
À Montréal, la situation est un bon exemple et les chiffres sont frappants. En moyenne, la métropole accueille le soleil durant 178 heures au cours du mois d’avril. En date du 14 avril, soit presque à mi-chemin, Montréal n’a vu le soleil que durant 50 heures. Selon la moyenne mensuelle, on devrait déjà avoir autour de 83 heures d’ensoleillement au compteur. C’est donc un déficit de tout près de 40 %. Et les statistiques ne sont guère plus reluisantes ailleurs au Québec. À Gatineau, le déficit est autour de 35 %, et à Québec, il est de plus de 30 %.

Journées plus longues
L’ennuagement efface presque les importants gains que l’on devrait faire en termes d’ensoleillement quotidien. On gagne chaque jour plus de 3 minutes de lumière ces jours-ci. À la fin du mois, une journée sera près d’une heure et demie plus longue qu’au 1er avril, mais on passe quand même la plus grande partie de ces journées sous la grisaille. Certes, les journées plus longues devraient nous apporter plus d’heures d’ensoleillement, donc la moyenne de chaque journée est sans doute plus élevée en fin de mois qu’au début. De plus, la présence de nuages devrait se faire de plus en plus rare à mesure que le mois avance. Il ne faut toutefois pas perdre espoir, car les 5 mois les plus ensoleillés de l’année vont suivre avril.

Des nuages sur les radars
Cependant, il serait très étonnant qu’avril rattrape son déficit d’ensoleillement d’ici la fin du mois. Les prochains jours seront un mélange de soleil et de nuages, mais même les plus belles journées vont avoir du mal à dépasser la barre des 7 heures d’ensoleillement. Sur les 7 prochaines journées, soit du 16 au 22 avril, on va devoir endurer deux journées avec deux heures ou moins d’ensoleillement. Une raison de plus d’avoir hâte au mois de mai.
Avec la collaboration de Kevin Cloutier, météorologue.
