
Bombe météo : voyez les secteurs du Québec qui seront touchés
Une bombe météo en formation sur la côte Est aura des répercussions jusqu’au Québec, surtout en Gaspésie, aux Îles-de-la-Madeleine et sur la Basse-Côte-Nord. Rafale de détails.
En résumé :
jusqu’à 15 cm en Gaspésie, avec des rafales jusqu’à 60 km/h
jusqu’à 25 cm aux Îles-de-la-Madeleine, avec des rafales jusqu’à 90 km/h;
conditions routières difficiles dès lundi après-midi.
De la neige et du vent
Une bombe météo s’intensifie rapidement le long de la côte Est nord-américaine, alimentée par un fort contraste de masses d’air et l’énergie de l’Atlantique. Le système frappera surtout le nord-est des États-Unis et les provinces maritimes avec d’importantes quantités de neige. En Nouvelle-Écosse, par exemple, on attend de 30 à 40 cm de neige, avec des rafales pouvant atteindre 90 km/h.

Cette intensification rapide, typique d’une bombe météorologique, transforme un simple système hivernal en véritable machine à neige et à vent, avec des conséquences majeures sur les transports et les activités quotidiennes.

Débordement à l’est du Québec
Même si le cœur de la bombe météo frappe surtout les provinces maritimes, un débordement atteindra l’est du Québec. La Gaspésie pourrait recevoir jusqu’à 15 cm de neige, tandis qu’on en attend jusqu’à 25 cm aux Îles-de-la-Madeleine. Du côté de la Basse-Côte-Nord, on parle plutôt d’accumulations entre 5 et 10 cm de neige selon les secteurs. Ce ne sera pas la tempête du siècle chez nous, mais juste assez pour compliquer les déplacements.

Rafales et visibilité réduite
Le vent accompagnera ce système. Des rafales de 50 à 60 km/h sont attendues lundi après-midi et en soirée du côté de la Gaspésie, et jusqu’à 90 km/h aux Îles-de-la-Madeleine. La neige et le vent qui se donnent la main provoquent généralement de la poudrerie et réduisent la visibilité sur les routes exposées. Les secteurs côtiers seront particulièrement à surveiller, et ce jusqu’à mardi matin. Soyons prévoyants!

Le Québec évite le cœur de cette tempête, mais l’est devra tout de même composer avec un bon rappel hivernal : oui, on se rapproche tranquillement du printemps, mais en février, c’est trop tôt pour ranger sa pelle.
Avec la collaboration de Bertin Ossonon, météorologue.
