Bilan de l'été : deux éléments auront marqué l’été 2026 au Québec

Si mardi marque l’arrivée officielle de l’automne météorologique, l’été aura-t-il laissé un goût amer derrière lui. Détails.


La grenouille a fêté fort

Si vous avez entendu vos proches dire qu’ils avaient l’impression que les trois derniers mois ont été marqués par davantage d’épisodes de pluie qu’à l’habitude, ils avaient raison. À vrai dire, les précipitations ont été supérieures à la normale au sein d’un important couloir reliant l’Outaouais à la Côte-Nord, en passant par la région métropolitaine, la Mauricie et le Saguenay-Lac-Saint-Jean, entre autres.

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Le sud du Québec a été particulièrement touché par ces épisodes : Montréal a reçu près d’une fois et demie ses quantités de pluie habituelles et Gatineau en a reçues deux fois plus que la normale. Il faut dire que l’été 2026 a été le plus orageux depuis 2011 pour Montréal, qui a connu deux fois plus de jours avec orage que la normale. Saguenay n’a pas non plus été épargnée, puisqu’elle a enregistré 144 % de ses précipitations habituelles. Quant aux régions périphériques, ironiquement, elles ont connu un déficit en précipitations. L’Abitibi a été particulièrement touchée par ce manque de précipitations; Val-d’Or n’a reçu que 67 % de son apport normal de pluie durant l’été.

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Qui l’eût cru

Bon nombre de Québécoises et de Québécois seront surpris de l’apprendre, mais l’été 2026 aura été plus chaud que la normale pour l'ensemble des régions de la province. On aurait pourtant cru le contraire. Ceci dit, à l’exception de l’Outaouais, toutes les régions du Québec ont enregistré une moyenne des températures d’au moins 0,5 °C supérieure à la normale. À Montréal, la température moyenne pour les trois derniers mois a été de 21,4 °C, soit un degré Celsius plus chaud que la normale. La palme d’or revient toutefois à Chibougamau, qui a enregistré une température moyenne de 1,5 °C supérieure à la moyenne.

BILAN 1

On pourrait attribuer cette fausse impression d’un été frais au fait qu’il y a eu peu de journées dont le mercure dépassait la barre des 30 °C. À Montréal, la marque n’a été franchie qu’à sept reprises durant l’été, soit trois fois de moins que la normale. D’ailleurs, la métropole n’a enregistré aucun record de chaleur durant la période estivale, une première depuis 2015.

BILAN 5

EN IMAGES : Le Québec frappé par la grêle