Douceur anticipée : le Québec passe en dernier et sera peu gâté
Alors que nos voisins profitent enfin d'un vrai redoux, le Québec devra se contenter d'une parenthèse de douceur plus modeste.
En bref :
Montréal cumule 28 jours consécutifs sous 0 °C en date du 12 février;
Toronto et New York sortent du froid glacial, tandis que le Québec reste en marge de la masse d’air doux;
Une brève incursion au-dessus de 0 °C est possible en début de semaine prochaine, mais le mercure chutera à nouveau.
Du jamais-vu depuis 2015
L'hiver 2026 nous laisse bien peu de répit. Le froid s'est installé sur la métropole depuis la mi-janvier, avec un mercure bloqué sous le point de congélation. Ce 12 février, Montréal a enregistré sa 28e journée consécutive sans dégel. Il s'agit de la plus longue séquence du genre depuis l'hiver 2015, où le thermomètre était resté figé sous zéro pendant 43 jours.

Toronto et New York dégèlent
Pendant ce temps, la masse d'air arctique qui recouvrait une grande partie de l’est du continent nord-américain commence à se retirer chez nos voisins. À Toronto, la séquence sous 0 °C a pris fin le 10 février après 23 jours, avec un mercure atteignant 2,3 °C.

Plus au sud, la ville de New York, qui a aussi connu des températures anormalement basses, s'apprête à connaître un vrai redoux. Nos prévisions indiquent que le mercure pourrait grimper jusqu'à 10 °C le 19 février.
Le Québec en marge
Le Québec ne verra pas un redoux de cette ampleur. Le sud de la province se trouve en bordure de la masse d'air doux qui remonte des États-Unis, mais on ne s’attend pas à une hausse spectaculaire des températures.

Un petit répit du froid est tout de même sur les radars pour le début de la semaine prochaine. Entre le 16 et le 17 février, le mercure pourrait timidement franchir le point de congélation pour atteindre 1 °C ou 2 °C à Montréal.

Ce répit sera toutefois de courte durée. Le Québec verra les températures replonger sous les normales peu de temps après, prolongeant l'impression d'un hiver qui n’en finit plus.
Avec la collaboration de Bertin Ossonon, météorologue.