Aperçu de mai : un contexte défavorable avec de bonnes nouvelles
Le mois de mai s'annonce fidèle aux derniers mois au Québec, avec une grisaille persistante et des jours de pluie plus fréquents que la normale.
En bref :
Jours de pluie au-dessus de la normale;
Installation d'un creux atmosphérique qui repousse les gros systèmes à l'est;
Pas de longues séquences sèches : bonne nouvelle pour le risque d’incendie.
Mars et avril au-dessus de la normale
Les Québécois qui espéraient un grand revirement de situation devront prendre leur mal en patience. Le mois de mai devrait s'inscrire dans la même lignée que mars et avril, qui ont tous deux été marqués par des conditions plus mouillées que la normale pour une bonne partie de la province.

Par exemple, on a reçu plus de 200 % des précipitations normales à Québec en avril, et 140 % à Gatineau en mars.
Encore des jours gris…
Concrètement, la province se trouvera le plus souvent sous l'influence d'un creux (masse d’air froid) en altitude. Quand c’est le cas, on a tendance à observer des journées plutôt grises avec un risque d'averses omniprésent.

Le nombre de jours pluvieux risque d'être au-dessus de la normale en mai. Alors que Gatineau, Montréal et Québec enregistrent habituellement 13 ou 14 jours de précipitations en mai, on s'attend à dépasser cette marque cette année. On prévoit également que la quantité totale de pluie reçue soit légèrement au-dessus de la normale.

En somme, l'atmosphère sera généralement instable, ce qui signifie qu’il ne faut pas trop espérer de longues séquences de temps sec et ensoleillé.
… mais pas trop de déluges
Bien que l'instabilité soit de la partie, cela ne devrait pas se traduire par un plus grand nombre d'orages. En moyenne, le mois de mai amène 12 jours avec orages au Québec. Le contexte prévu n'est pas particulièrement propice à la formation de temps violent. Rappelons qu’un orage est qualifié de « violent » lorsqu’il présente des menaces sérieuses, telles que de très fortes rafales, de gros grêlons ou encore un risque de tornade.

« Ce qui génère des orages violents, c’est un gros contraste entre deux masses d’air chaud et froid, explique le météorologue Kevin Cloutier. Comme tout le nord-est du continent devrait se trouver dans un creux [masse d’air froid] et donc dans du temps plus frais que la normale, il n’y aura pas ce contraste chez nous. »

Qui plus est, le courant-jet devrait maintenir au loin les systèmes dépressionnaires plus costauds qui peuvent remonter vers nos latitudes, gorgés de l’humidité du golfe du Mexique.
Bonne nouvelle pour nos forêts
S'il y a une bonne nouvelle à tirer de cette grisaille persistante, c'est pour nos forêts. L'absence de longues périodes de sécheresse et le régime d'averses régulier devraient réduire le risque d’incendie dans la province.
