Une saison des tornades active et qui est loin d’être terminée

La saison des tornades est déjà bien amorcée. Avec 68 tornades recensées jusqu’à maintenant en 2026, le pays a déjà dépassé sa moyenne.


En bref:

  • Le Canada compte déjà 68 tornades en 2026, dépassant sa moyenne.

  • L’Alberta connaît une saison particulièrement active, avec un bilan déjà deux fois supérieur à sa moyenne habituelle.

  • Le mois de juillet représente le sommet de l’activité de tornades au Québec.

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Un début de saison déjà très actif

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le Canada a déjà dépassé le nombre moyen de tornades observées en moyenne à pareille date.

Selon les données du Northern Tornadoes Project, l’activité varie beaucoup d’une année à l’autre, mais elle atteint généralement son sommet entre la fin du printemps et le cœur de l’été. Ce contexte aide à comprendre pourquoi la saison 2026 pourrait encore s’intensifier dans les prochaines semaines.

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Au Québec, les données climatiques de 1991 à 2020 montrent clairement un pic en juillet. C’est durant ce mois que les conditions sont les plus favorables à la formation de tornades. Puisque le mois le plus actif ne fait que commencer, il n'est pas exagéré de supposer que la saison 2026 nous réserve encore quelques surprises.

Hier, un rappel de la rapidité du phénomène

L’épisode d'hier au Manitoba illustre bien la vitesse à laquelle une situation peut évoluer. En après-midi, la situation semblait encore calme. Puis, en quelques dizaines de minutes, une cellule orageuse s’est rapidement organisée, augmentant le risque de tornade et obligeant Environnement Canada à émettre plusieurs alertes.

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L’Alberta mène une saison exceptionnelle

D'ailleurs, la carte des tornades recensées au Canada en 2026 montre une forte concentration des événements dans l’Ouest canadien. L’Alberta seule a déjà enregistré environ deux fois plus de tornades que sa moyenne habituelle, ce qui contribue au bilan national élevé.

Bon à savoir :

Les Prairies sont souvent propices aux tornades parce qu’elles se trouvent au point de rencontre de plusieurs masses d’air. De l’air chaud et humide remonte du sud, tandis que de l’air plus froid et plus sec arrive souvent de l’ouest ou du nord.

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En altitude, les vents soufflent aussi souvent à des vitesses et dans des directions différentes de ceux près du sol, ce qui crée un cisaillement du vent. Cette différence aide les orages à s’organiser et parfois à tourner sur eux-mêmes. Quand tous ces ingrédients se réunissent, des orages violents peuvent se former rapidement et produire des tornades.

Deux tornades EF3 déjà recensées au Canada

La saison 2026 compte déjà deux tornades classées EF3 au pays, une intensité considérée comme importante sur l’échelle améliorée de Fujita.

Une tornade EF3 peut produire des dommages considérables, notamment aux bâtiments, aux infrastructures et à la végétation. Les vents associés à cette catégorie peuvent atteindre environ 266 à 322 km/h. Ces deux événements se sont produits dans les Prairies, en Alberta et au Manitoba.

Même si les tornades de cette intensité demeurent rares, leur présence rappelle le potentiel destructeur que peuvent atteindre certains orages violents au Canada.

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Le bilan pourrait encore grimper

Les 68 tornades recensées au Canada en 2026 dressent déjà le portrait d’une saison particulièrement active. Et ce chiffre n’est pas encore définitif.

Plusieurs événements sont toujours en cours d’analyse par le Northern Tornadoes Project. C’est notamment le cas d’une possible tornade filmée hier à l’Île-du-Prince-Édouard.

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Tant que les enquêtes ne sont pas terminées, ces phénomènes ne sont pas ajoutés au bilan officiel. Quelques confirmations pourraient donc rapidement faire augmenter le nombre de tornades recensées cette année.

Une chose demeure certaine : la saison des tornades 2026 est déjà active, et elle est loin d’être terminée.


EN IMAGES : Une opération de sauvetage hors du commun