
Une canicule d’une rare intensité s’installe dans cette région
L’Europe s’apprête à vivre plusieurs jours de chaleur intense, avec des températures proches ou supérieures à 40°. Une situation qui pourrait rivaliser avec certains records historiques.
En bref :
Chaleur intense en Europe
Jusqu’à 40°C attendus
Échos de 2003
Record possible à Paris

Une chaleur qui stagne
La chaleur qui s'installe en Europe est causée par une crête persistante qui stagne actuellement sur une large partie de l’Europe de l’Ouest. On parle de crête quand l’air chaud remonte dans l’atmosphère et reste installé sur une région. La crête dont il est question limite ainsi toute baisse significative des températures à court terme.

Des températures proches ou supérieures à 40°
Les températures devraient rester très élevées sur plusieurs régions du sud de l’Europe, avec des valeurs proches ou supérieures à 40°.
En Espagne, la chaleur devrait se maintenir de façon durable, notamment à Séville, où les conditions pourraient rester très chaudes tout au long de la semaine.
En France, une légère baisse est possible par endroits, mais sans véritablement apaiser la chaleur.

Paris pourrait connaître son mois de juin le plus chaud depuis 1947
Cette vague de chaleur pourrait marquer les livres d’histoire dans certaines régions. À Paris, notamment, les températures attendues en fin de mois pourraient rivaliser avec les records de juin observés depuis 1947.
Bien qu’elle survienne plusieurs semaines avant le cœur de l’été, cette vague de chaleur rappelle également la persistance de la chaleur qui avait été observée lors de la canicule historique de 2003.

Un réchauffement deux fois plus rapide en Europe
Selon les données du service européen Copernicus Climate Change Service (C3S), l’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement, avec un rythme environ deux fois supérieur à la moyenne mondiale.
Les 40 ° de juin en France étaient autrefois des valeurs exceptionnelles. Mais depuis 2019, des épisodes de chaleur habituellement associés au cœur de l’été peuvent survenir plus tôt dans la saison, notamment dans le sud et le centre du pays.
Notons également qu’il s’agit de la deuxième canicule en France en l’espace d’un mois.
Environ 200 000 décès
Les vagues de chaleur représentent un enjeu majeur de santé publique en Europe.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), environ 200 000 décès liés à la chaleur ont été associés à la chaleur en Europe sur plusieurs années, illustrant l’impact des épisodes extrêmes.
Lors de l’épisode de chaleur de mai, plusieurs pays européens ont observé des décès liés aux températures élevées. En Espagne, mai 2026 a été le mois de mai le plus meurtrier jamais enregistré en raison de la chaleur.
La sécheresse comme facteur aggravant
Les conditions de sols plus secs dans plusieurs régions contribuent à renforcer l’intensité de la chaleur. Lorsque l’humidité est faible, une plus grande part de l’énergie solaire sert à réchauffer l’air plutôt qu’à être dissipée par évaporation.
Ce mécanisme favorise une montée plus rapide des températures et peut aussi prolonger les épisodes lorsque les précipitations restent absentes.
Des nuits chaudes, notamment en milieu urbain
On parle de canicule lorsque les températures restent élevées, de jour comme de nuit, sur une période prolongée, généralement d’au moins trois jours, selon des seuils définis par pays.
En milieu urbain, ce phénomène est accentué par les surfaces bétonnées et asphaltées qui emmagasinent la chaleur durant la journée et la relâchent lentement la nuit.
Se protéger de la canicule
Face à ces conditions, plusieurs pays européens activent des plans chaleur : alertes météorologiques, recommandations sanitaires, adaptation des horaires de travail et accès à des lieux frais.
Les autorités rappellent les gestes essentiels : hydratation régulière, limitation des efforts physiques aux heures les plus chaudes et attention particulière portée aux personnes vulnérables.
Toutefois, tant que cette configuration persistera, les températures élevées devraient continuer de s’imposer sur une large partie du sud de l’Europe, avec peu de répit à court terme.
Avec la collaboration de Bertin Ossonon, météorologue.
