Saison des ouragans la plus active : le Pacifique fracasse un record
Les experts voient cet événement venir de loin depuis un moment et c’est maintenant chose faite : la saison des ouragans 2026 passe à l’histoire! Il s’agit en effet de la saison des ouragans la plus active jamais enregistrée, un record qui appartient précisément au bassin du Pacifique. L’Atlantique, pour sa part, est très loin d’un tel record d’intensité. Explications.
En bref :
la saison des ouragans 2026 est tellement active qu’elle vient officiellement d’inscrire un record dans le Pacifique est;
elle bat son « score » d’intensité précédemment établi en 2018;
en date du 12 octobre, 21 tempêtes tropicales sont nées dans le bassin pacifique, 11 sont devenues des ouragans, dont 9 majeurs;
la saison des ouragans se poursuit jusqu’au 30 novembre.
Des noms populaires
L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a cette mission bien particulière de sélectionner les noms des ouragans. Les prénoms masculins et féminins se retrouvent sur la liste, en alternance. L’OMM possède six listes de 21 noms pour l’Atlantique et 24 noms pour le Pacifique, ce second bassin étant reconnu pour faire naître un plus grand nombre de tempêtes. Et c’est clairement le cas cette année : en date du 12 octobre, 18 des 24 noms de la liste de 2026 ont été utilisés, Simon étant le plus récent. Fait intéressant : 21 tempêtes ont officiellement été nommées, mais il y a une liste de noms pour les ouragans du Pacifique central et une autre pour le Pacifique est.

N’oublions pas que la saison des ouragans se poursuit jusqu’au 30 novembre, alors d’autres noms de cette petite poignée restante pourraient bien se joindre à la fête d’ici là! « Néanmoins, l’activité tropicale commence normalement à perdre de l’intensité dès le 10 septembre », mentionne Alexis Vazquez, météorologue.
De l’énergie à revendre… et un record
Cette saison, le bassin du pacifique fait énormément parler de lui et il peut remercier ses eaux particulièrement chaudes et une atmosphère favorable pour toute cette publicité. À noter que ces deux ingrédients clés de son succès sont en partie une gracieuseté de ce cher El Niño. Mais bon, comment peut-on établir qu’une saison des ouragans est plus active qu’une autre? Afin d’avoir une preuve frappante du phénomène de 2026, par exemple, on peut se baser sur l’indice ACE, c’est-à-dire l’énergie cyclonique accumulée.

Cet indice tient compte de l’intensité d’un système tropical tout au long de son existence. Il permet également de quantifier une saison en entier en accumulant l’énergie attribuée à chaque système. Ainsi, on peut observer qu’à chaque année, en date du 12 octobre, l’océan Pacifique génère un indice ACE moyen de 121,2.

Eh bien, à pareille date en 2026, cet indice est de 320,9, donc plus du double que lors d’une saison typique! C’est ainsi que la saison 2026 vient officiellement d’inscrire un record, le précédent étant de 318,1, en 2018.
Les faits marquants de cette saison
Comment pourrait-on résumer la saison 2026 dans le bassin pacifique, jusqu’à maintenant? En date du 12 octobre, 21 tempêtes tropicales y sont nées et 11 de ces systèmes sont devenus des ouragans, dont 9 majeurs (catégories 3 à 5). Puis, pour l’instant, 2 d’entre eux ont touché terre. Le Mexique et l’île d’Hawaï, entre autres, ont eu d’importantes répercussions à la suite du passage de ces systèmes tropicaux.

Pendant ce temps dans l’Atlantique, l’indice ACE est inférieur à 20 % de sa normale pour la même période. On pourrait donc dire que Lala, Nolo, Polo, Rachel et Simon ont fait leur travail pour rendre le Pacifique célèbre, cette année!
Avec la collaboration d'Alexis Vazquez, météorologue.
