Le cyclone Arnab frappe l’Inde : 12 millions de personnes menacées

Le premier cyclone nommé de la saison 2026 dans le nord de l’océan Indien a atteint la côte est de l'Inde dans la nuit de mardi à mercredi, heure locale. Des millions de personnes se trouvent sur sa trajectoire prévue.


En bref :

  • Arnab a frappé la côte dans la nuit de mardi à mercredi, heure locale, dans l'État de l'Andhra Pradesh;

  • Après un sommet d’intensité en catégorie 4, il a atteint le littoral en catégorie 3 avec des vents soutenus de 185 km/h;

  • Jusqu'à 300 mm de pluie : risque d'inondations et de glissements de terrain.

Un « très fort » cyclone

Formé dans le golfe du Bengale, Arnab — que l'on qualifie de cyclone puisqu'il évolue dans le bassin de l'océan Indien, contrairement aux ouragans de l'Atlantique ou aux typhons du Pacifique Ouest — a atteint des vents de 220 km/h à son pic d’intensité. C’est l’équivalent d’un ouragan de catégorie 4 sur l’échelle Saffir-Simpson utilisée en Amérique du Nord. Le Service météorologique de l’Inde parlait quant à lui d’une « très forte » tempête cyclonique.

CYCLONE2 (1)

Arnab a perdu en intensité avant d’atteindre les côtes dans la nuit de mardi à mercredi, heure locale, mais ses vents soufflaient alors tout de même jusqu’à 185 km/h.

Plus de 12 millions de personnes se trouvent sur la trajectoire du cyclone, notamment dans la grande ville portuaire de Visakhapatnam, une métropole de deux millions d'habitants.

CYCLONE3 (1)

Selon plusieurs médias, les autorités de l’État côtier de l’Andhra Pradesh ont procédé à l’évacuation de dizaines de milliers de personnes de secteurs vulnérables, mardi.

Onde de tempête, inondations et glissements de terrain

Outre les rafales destructrices et l'onde de tempête qui générera d'importantes vagues le long du littoral, les fortes pluies pourraient causer des dommages. D’ici vendredi, Arnab pourrait déverser jusqu'à 300 mm d'eau localement, soit l'équivalent de près d'un mois de pluie selon les secteurs.

CYCLONE4 (1)

Il y a donc des risques d’inondations, de glissements de terrain et de coulées de boue. Le système perdra en intensité en s’enfonçant dans les terres, mais il pourrait avoir des conséquences, dont des pluies et des vents forts, jusqu’au Népal et dans les contreforts de l’Himalaya.

Avec la collaboration de Bertin Ossonon, météorologue, et avec les informations de TWN.

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