
« Il n'y aura jamais d’autre ouragan Melissa »
C’est ainsi que l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a annoncé, mercredi dans un communiqué, que le nom Melissa a été retiré de la liste tournante des noms d’ouragans en raison « des lourdes pertes humaines et matérielles » que le cyclone a causées. Molly est le nom de remplacement.
Une intensité record
Melissa a marqué l'année 2025 par sa puissance hors norme. Selon le rapport final du « National Hurricane Center » (le Centre national des ouragans américain), ses vents soutenus ont atteint 305 km/h, plaçant le système à égalité avec l'ouragan Allen (1980) au sommet des tempêtes les plus intenses de l'histoire du bassin Atlantique.

Lors d’une période de surplace avant d’atteindre la Jamaïque, le cyclone a profité d'eaux exceptionnellement chaudes pour passer de la catégorie 1 à la catégorie 5 (la plus élevée) en seulement 40 heures. Une sonde a même capté une rafale phénoménale de 406 km/h, constituant un nouveau record mondial absolu.
Un bilan humain et matériel tragique
Au-delà des records météorologiques, l’ouragan Melissa a laissé derrière lui un sillage de destruction. En touchant terre près de New Hope le 28 octobre 2025 avec des vents de 297 km/h, il est devenu l'ouragan le plus violent à frapper la Jamaïque.

Le cyclone a fait 95 victimes à travers plusieurs nations insulaires : la Jamaïque, Haïti, la République dominicaine et Cuba. Les dommages matériels sont également colossaux, évalués à près de 9 milliards de dollars américains rien que pour la Jamaïque.
Retrait définitif du nom
Réuni à Mexico du 2 au 5 mars 2026, le Comité des ouragans de l'OMM a officialisé ce retrait mercredi. Cette mesure est réservée aux systèmes dont les répercussions sont trop dévastatrices pour que le nom soit utilisé à nouveau. Le nom Molly fera officiellement son apparition dans la nomenclature dans le prochain cycle de six ans, lors de la saison 2031.

L’an dernier, les noms des ouragans Beryl, Helene et Milton avaient été retirés par l’OMM, témoignant d’une saison particulièrement active et destructrice dans le bassin Atlantique en 2024.
Avec la collaboration de Patrick Duplessis, météorologue.