Pour réduire les gaz à effets de serre, ils analysent les rots des vaches

Le travail des scientifiques n'est pas toujours dans les laboratoires. Ils doivent souvent aller sur le terrain et récolter des échantillons à des sources surprenantes.


5 moutons par habitant

La Nouvelle-Zélande compte 5 millions d'habitants, mais 10 millions de bovins et 26 millions de moutons. L'agriculture est au centre de son économie. Mais la digestion de ces animaux produits du méthane, qui compose près de 40 % des émissions de gaz à effet de serre de tout le pays. Le méthane a un effet de réchauffement 86 fois plus fort que le CO2, sur une période de 20 ans. Heureusement, ce gaz a une durée de vie atmosphérique beaucoup plus courte que le gaz carbonique. La réduction des émanations de méthane a donc un effet plus rapide que pour celle du CO2.

Un croisement plus propre

Des chercheurs ont découvert que génétiquement, certains animaux émettent jusqu'à 15 % moins de méthane que d'autres. On analyse donc les rots des vaches pour développer une race qui relâche moins de gaz tout en produisant autant de lait. Le procédé n'est pas simple. On doit envelopper la tête des bêtes de façon hermétique, pour que les mesures soient les plus précises possibles. Le bovin reçoit de la luzerne en guise de récompense pour sa collaboration. Les spécimens qui émettent le moins de méthane seront croisés pour former un cheptel moins dommageable pour l'environnement.

Une taxe sur les flatulences

Ces mesures semblent plus prometteuses que le projet de taxe sur les flatulences qui a soulevé la colère des agriculteurs. Cette taxe que les éleveurs de bovins surnommaient « taxe sur les pets de vache » avait été proposée sans succès en 2002, puis a fait un retour en 2022 sous le règne de la première ministre Jacinda Ardern.

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