Du jamais-vu : les records de chaleur se multiplient, et ce n’est qu’un début

Même si ça ne paraît pas au Québec ces derniers jours, on bat quotidiennement des records de chaleur à l’échelle mondiale. Avec un épisode El Niño potentiellement historique à l'horizon, tout indique que la tendance va se poursuivre.


En bref :

  • Des records quotidiens mondiaux de température moyenne de l'air sont battus sans interruption depuis le 7 août;

  • Les océans mondiaux fracassent également des records de chaleur en surface depuis plus de 80 jours;

  • L’intensification rapide d’El Niño laisse présager que le pire est à venir.

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L’atmosphère et les océans en territoire inconnu

La courbe de la température moyenne globale de l'air évolue à des niveaux jamais enregistrés auparavant. « Depuis le 7 août, de nouveaux records quotidiens sont établis chaque jour à l’échelle de la planète », explique le météorologue Kevin Cloutier.

Juillet 2026 s’est classé au 3e rang des mois de juillet les plus chauds depuis le début des relevés, et le mois d'août 2026 pourrait bien prendre la première position.

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L’anomalie est encore plus marquée du côté des océans. La température moyenne de l'eau en surface bat des records quotidiens consécutifs depuis le début du mois de juin, soit plus de 80 jours d'affilée.

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L’effet d’un « super El Niño » potentiellement historique

Ce qui préoccupe surtout les scientifiques, c’est qu’on est en période d’intensification rapide du phénomène El Niño dans le Pacifique. Ce réchauffement des eaux équatoriales perturbe la circulation atmosphérique. S’il agit différemment selon les régions, il a pour effet de faire grimper les températures à l’échelle mondiale.

Lors du dernier épisode majeur en 2023-2024, on avait enchaîné 13 mois consécutifs de records mondiaux. Comme cet épisode El Niño pourrait devenir le plus intense jamais observé, il ne faudra pas se surprendre de voir d’innombrables records de chaleur tomber dans les mois à venir.

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« Même si El Niño vient jeter de l’huile sur le feu, il demeure que le véritable responsable de la hausse des températures à l’échelle mondiale est le changement climatique causé par l’activité humaine », rappelle toutefois Kevin Cloutier.

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Le Québec tenu à l’écart

Pendant que le globe surchauffe, le Québec connaît ces derniers jours une séquence sous les normales saisonnières. Cette fraîcheur illustre bien la différence entre la météo régionale et le climat mondial : une masse d’air plus fraîche peut persister ici alors même que des anomalies chaudes extrêmes accablent l'Europe, par exemple.

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Avec la collaboration de Kevin Cloutier, météorologue.

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