L’Ouest brûle : plus de 420 000 hectares partis en fumée
Plus de 20 000 personnes ont dû se résigner à tout laisser derrière à cause des feux de forêt qui sévissent en Colombie-Britannique. Bien que certains ordres d’évacuation aient été levés, des familles se retrouvent à la rue, leurs résidences ayant été complètement ravagées par les flammes.
En bref :
130 feux actifs, dont 50 non maîtrisés, continuent de faire des ravages ;
Les régions de Cariboo, du canyon du Fraser et de la région de Boston Bar, ainsi que la Vallée de l’Okanagan sont les zones les plus touchées ;
Jusqu’à maintenant, plus de 752 000 ha ont été brûlés au Québec cet été.

130 feux actifs
Chaque année, le même scénario semble se répéter au centre de la Colombie-Britannique. Dès que la chaleur s’installe, la sécheresse favorise la prolifération des incendies de forêt, entraînant des ordres d’évacuations.
Alors que l’été glisse lentement vers la sortie, de nombreux foyers d’incendie continuent de faire des ravages dans la province la plus à l’ouest au pays. À Bald Range, près de Summerland et du lac Okanagan, dans la vallée du même nom, une superficie de plus de 20 000 ha a été dévorée par les flammes.
L’inquiétude est à son comble chez les agriculteurs et les viticulteurs, qui voient le fruit de leur labeur partir en fumée en pleine haute saison touristique. Pour certains, l’accueil de touristes constitue le revenu principal en août et en septembre.
Si la saison des cerises est terminée, les pêches ne pourront pas être récoltées dans plusieurs vergers. Pour compenser une partie des pertes encourues par la fréquence accrue des feux de forêt ces dernières années, certains agriculteurs se sont tournés vers des cultures vivaces, qui garantissent une production l’année suivante malgré l’impossibilité d’irriguer pendant les incendies.
Les viticulteurs observent quant à eux que quand la fumée persiste, les sucres commencent à se développer dans les raisins. Résultat : des vins au goût… fumé.

Une autre année dévastatrice
La violence des feux de 2026 s’apparente à celle des dernières années. Bissem Boujnane, météorologue, souligne que depuis juillet, les incendies ont grugé une partie importante du territoire. « Et on voit qu’en date du 15 août, le compteur s’élève à plus de 430 000 ha brûlés. »
Néanmoins, plusieurs personnes évacuées ont enfin pu rentrer chez elles. Toutes n’ont cependant pas eu la chance de retrouver leur logis. Entre les carcasses de véhicules, les débris et les quelques parcelles de verdure épargnées, des campements de fortunes sont érigés en attendant de tout reconstruire.
Des zones situées à l’ouest de Thompson-Nicola restent soumises à des ordres d’évacuation en raison de la menace persistante de l’incendie du lac Pear. Les résidents de Trout Creek, eux, se sont retrouvés entourés d’arbres noircis. Le district de Summerland a d’ailleurs publié un guide destiné aux habitants, qui risquent de ne pas retrouver leurs repères.

Et au Québec ?
Au Québec, ce sont surtout les zones nordiques qui ont été atteintes par les incendies. En date du 14 août, plus de 752 000 ha ont été la proie des flammes.
Et l'été n'est pas encore terminé...

En collaboration avec Bissem Boujnane, météorologue.
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