
Prendre l'avion à -40 degrés : pas si simple
Prendre l'avion par temps glacial peut devenir un vrai casse-tête. Explications.
En résumé :
Restez informés de l’état de votre vol via aircanada.com ;
Utilisez les moyens mis en place pour modifier vos dates si nécessaire ;
Minimiser le temps d’attente en faisant quelques étapes de la maison via les services automatisés.
Voler à -40 degrés
Selon Andrew Free, chef de Service du centre de contrôle d'Air Canada, un avion peut opérer de façon sécuritaire, en fonction du type d'appareil et de la technologie, jusqu’à des températures de -40 degrés. L’appareil peut résister à des conditions météorologiques extrêmes, mais elles ne sont pas sans conséquences pour la compagnie aérienne. Le froid arctique qui s’est installé au Québec depuis vendredi oblige Air Canada à mettre différentes mesures en place. Devant les caprices de Mère Nature, l'entreprise offre, entre autres, plus de flexibilité à ses voyageurs. Par exemple, une politique permet aux passagers voyageant entre Montréal et Toronto, de modifier la date de leurs billets sans frais pour la semaine en cours.

Des annulations et des retards
Malgré toutes les mesures en place, la météo extrême a quand même beaucoup d'inconvénients en ce moment : annulation de plusieurs vols en direction de New York, de Boston et d’autres secteurs touchés par un système de tempête qui affecte une bonne partie des États-Unis et réduction du nombre de vols entre Montréal et Toronto. D'un point de vue logistique, tout prend plus de temps. Prenons, par exemple, le dégivrage. Ce processus crucial consiste à éliminer la glace, la neige et le givre des surfaces essentielles de l'avion (ailes, nez et capteurs). Cette opération est indispensable pour garantir que l'appareil puisse générer une portance adéquate et que ses systèmes de navigation fonctionnent correctement.
« Le processus de dégivrage, en temps normal, dure de 2 à 5 minutes pour un gros-porteur et passe à une période estimée entre 5 et 10 minutes avec des températures de -30°C à -35°C, affirme Andrew Free. »
Sécurité avant tout
Les risques d'engelures et d'hypothermie liés à une exposition prolongée à ces températures glaciales sont bien réels. Pour y remédier, l'entreprise a augmenté le nombre d'employés afin de réduire le temps nécessaire pour chaque tâche et d'observer une limite d'exposition au froid. Il est évident que la priorité de l'entreprise est d'assurer la sécurité de son personnel. Pour le transporteur, il est plus simple de gérer la neige que le froid arctique.
« Nous sommes habitués à travailler avec la neige, mais avec des températures de -30 à -35 degrés, c’est plus rare au Québec, ajoute Andrew Free. Cela représente un défi plus complexe pour nous, nos employés et nos voyageurs ».
