Une histoire de marées : Mythes, mystères et merveilles de la baie de Fundy

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Choice Hotels - EC

Suivez Nathan Coleman dans son périple à travers la province de la Nouvelle-Écosse.

Deux fois par jour, le niveau de l’eau monte et descend de près de 50 pieds dans la baie de Fundy, située entre la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick, alors que plus de 160 milliards de tonnes d’eau y déferlent. Avant qu’une pomme tombée sur Isaac Newton ne nous permette d’attribuer l’origine des marées à la force gravitationnelle de la Lune, ce phénomène était interprété par des mythes.

Homère et les Grecs de l’Antiquité pensaient qu’une divinité nommée Charybde était responsable des marées. En effet, Zeus l’avait enchaînée au fond de l’océan, et c’est sa respiration qui régulait le mouvement de la mer. Dans la culture nordique, Thor a créé les marées après avoir été défié à un concours de boisson par un géant. La légende veut que la mer monte et descende chaque jour pour rappeler les prouesses de buveur du dieu nordique. Les Premières Nations de la côte nord-ouest attribuaient les marées à un corbeau. Selon la légende, les palourdes étaient inaccessibles au fond de l’océan. Le corbeau vola jusqu’à la vieille femme qui retenait les marées et la dupa pour qu’elle abandonne son emprise. La marée se retira, permettant aux gens de se régaler de palourdes. La vieille femme accepta ensuite de libérer les marées deux fois par jour.

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Crédit : MétéoMédia. L’animateur Nathan Coleman (à gauche) marchant sur le fond marin au parc Burntcoat Head en compagnie du guide Denis Thompson.

À la marée basse, la baie de Fundy révèle son relief sous-marin parsemé de trésors. Les petites îles deviennent des piliers de grès sculptés surplombés par des arbres. Des falaises lisses s’étendent à perte de vue, exposant des formations rocheuses, dont certaines témoignent d’une histoire vieille de 300 millions d’années. Au parc de Burntcoat Head, on peut admirer un grand nombre de fossiles remontant à une époque antérieure aux dinosaures. Une foule d’empreintes, d’arbres, de trilobites et de reptiles primitifs figés dans la pierre ont été découverts, mais les bassins grouillant de vie sont tout aussi remarquables. Les crabes communs, les crabes demoiselles et les bernard-l’ermite vivent dans ces bassins d’eau salée, aux côtés des buccins, des escargots, des bigorneaux et des patelles. Diverses algues telles que le fucus vésiculeux, la mousse d’Irlande et la laitue de mer forment un jardin botanique marin qui attend patiemment la marée haute.

Les sols humides et acides décomposent progressivement les matériaux perdus en mer, ce qui n’empêche pas des boules de cordage de 100 livres et d’autres objets nautiques égarés de refaire surface à marée basse. Les archéologues ont trouvé des pointes de flèches en pierre, des pointes de lances et des couteaux en quartz archaïques, ainsi que de rares munitions de la Seconde Guerre mondiale. D’ailleurs, des sous-marins allemands se sont aventurés dans la baie pendant les deux guerres mondiales. Ils n’étaient pas là pour rapport des autocollants souvenirs, des t-shirts et des bougies parfumées, mais plutôt pour couler des navires et infiltrer des espions. En 1942, un espion allemand a même atteint la côte, vêtu en civil et muni d’une fausse carte d’identité et d’une liasse de billets canadiens. Mais au lieu de nous espionner, il est parti en vacances dans la région avant de se rendre à Montréal et à Ottawa, où il s’est finalement rendu lorsqu’il s’est retrouvé à court d’argent en 1944. C’est ça, l’effet Fundy! Le flux et le reflux de ses marées vous amèneront à ralentir, à laisser de côté le travail et à profiter de cette merveille de la nature.

Cet article est un publireportage de Choice Hotels.