
« Le Rocher », terre d’accueil de Terre-Neuve-et-Labrador
Suivez Nathan Coleman dans son périple à travers la province de Terre-Neuve-et-Labrador.
Par une journée glaciale de décembre 1901, du haut de Signal Hill, à St. John’s (Terre-Neuve), Guglielmo Marconi a pu prouver que les transmissions transatlantiques sans fil pouvaient suivre la courbure de la terre. Il avait établi une station à l’extrémité occidentale de l’Angleterre et une autre au sommet de cette pointe orientale du Canada. Son premier message transmis est la lettre « S » répétée plusieurs fois en code morse. En raison du temps extrêmement froid, il ne s’agissait peut-être pas d’un message aussi marquant que la célèbre phrase prononcée par Neil Armstrong lorsqu’il a marché sur la lune (« C’est un petit pas pour l’homme... »), mais un pas de géant venait tout de même d’être franchi du sommet de Signal Hill.
Quelle que soit la saison, la colline, avec sa vue imprenable sur le port de St. John’s, offre bien plus qu’une série de « S ». À son pied se trouve le Newfoundland and Labrador’s Science Centre, qui abrite le Johnson Geo Centre, où les visiteurs peuvent découvrir la vraie raison pour laquelle Terre-Neuve a été surnommée « le Rocher » (The Rock). En effet, l’île est surnommée ainsi parce qu’elle est essentiellement composée de roches.

Nathan Coleman, animateur, avec le Dr Rod Taylor, interprète scientifique, Memorial University Johnson Geo Centre.
Le Rocher s’est formé il y a des millions d’années au large des côtes de l’Afrique actuelle. Il s’est ensuite déplacé vers le nord et est entré en collision avec l’Amérique du Nord il y a environ 400 millions d’années. Sur la côte ouest de la province, on trouve des matériaux géologiques provenant de l’Afrique, tandis que la côte est composée de matériaux provenant du Bouclier canadien ainsi que de formations rocheuses plus récentes sur le plan géologique. Entre les deux se trouve le plancher océanique qui a été comprimé et soulevé, et où reposent maintenant les roches les plus anciennes de la planète. Après de nombreuses années, les glaciers ont sculpté un paysage qui a donné naissance à un environnement unique riche en biodiversité.
Le Jardin botanique de l’Université Memorial, situé à proximité, propose 3,5 kilomètres de sentiers qui mettent en valeur les divers écosystèmes de la province, notamment les forêts boréales, les milieux humides, les tourbières et les landes, abritant des espèces rares et endémiques qui se sont adaptées à cet environnement inhospitalier. Les colons européens ont introduit certaines plantes, faisant preuve d’une résilience qui leur a permis de survivre et de s’installer à Terre-Neuve. Après avoir visité cette belle province, vous comprendrez pourquoi.
Cet article est un publireportage de Choice Hotels.
