Allergies : nous avons une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous
La pluie abondante de cet été pourrait bien avoir changé la donne pour les personnes allergiques cet automne. Mais derrière cette bonne nouvelle se cache un autre risque qui pourrait leur compliquer la saison.
La saison des allergies automnales pourrait être bien différente de l’année dernière
Les quantités de pluie, nettement plus abondantes que l’an dernier, ont complètement modifié la saison des allergies automnales. Selon Daniel Coates, directeur du développement des affaires et des relations chez Aerobiology Research Laboratories, cette année pourrait d’ailleurs être plus facile pour les personnes allergiques au pollen. En effet, les mauvaises herbes comme l’herbe à poux prolifèrent beaucoup moins sous la pluie. Le pollen libéré dans l’air est rapidement éliminé par les précipitations, ce qui réduit considérablement les concentrations dans l’air.
Selon André Monette, météorologue à MétéoMédia, l’été 2026 a été particulièrement pluvieux dans le sud du Québec, notamment dans la région de Montréal, où il est tombé de 100 à 150 mm de pluie de plus que la normale. Même l’Outaouais a connu un été record en matière de précipitations. La situation contraste fortement avec celle de l’an dernier, marqué par une longue période de sécheresse et des précipitations sous les normales.

Le revers de la médaille
Si les pluies abondantes favorisent les personnes souffrant d’allergies au pollen, elles désavantagent celles qui sont sensibles aux moisissures. L’humidité crée des conditions idéales pour le développement et la dispersion des spores.
L’automne 2026 pourrait donc être particulièrement difficile pour les personnes allergiques aux moisissures, surtout lorsque les feuilles mortes s’accumuleront au sol et commenceront à se décomposer.
Comment se protéger?
Pour les personnes allergiques, Daniel Coates recommande d’abord de bien connaître leurs principaux déclencheurs, notamment avec l’aide d’un allergologue.
Par la suite, l’application de MétéoMédia permet de consulter les concentrations de pollen prévues dans votre région. Cette information peut vous aider à adapter vos activités extérieures en fonction des conditions et constitue un outil utile à conserver à portée de main jusqu’au prochain printemps.
Bien sûr, un professionnel de la santé peut également vous aider à mieux comprendre vos allergies et à apprendre à les gérer au fil des saisons.

Cet article a été adapté d’un sujet de Rachel Schoutsen publié sur The Weather Network, avec la collaboration d’André Monette, météorologue, et de Daniel Coates, directeur du Aerobiology Research Laboratories.
