Un défi de taille à relever au Québec : faire du vin

Alors que les vendanges débutent dans plusieurs vignobles québécois, les vignerons récoltent bien plus que du raisin : ils récoltent aussi les effets de la météo des derniers mois.

Le vrai défi n’est pas celui qu’on pense

Au Québec, faire pousser des vignes vient avec son lot de défis météorologiques. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas nécessairement l’hiver qui représente le plus grand défi pour les producteurs.

Selon Gabriel Jr Van Wijk, directeur des opérations au Vignoble du Domaine Saint-Jacques, ce sont plutôt les grandes variations de température qui compliquent la production, particulièrement au printemps et à l’automne.

Le gel, l’ennemi des vignes

Au printemps, un gel tardif peut endommager les jeunes pousses qui commencent tout juste à se développer. À l’automne, la situation s’inverse : un gel hâtif peut interrompre la maturation des raisins avant qu’ils aient atteint leur plein potentiel.

Selon Gabriel, le manque de soleil ne serait d’ailleurs plus le principal enjeu pour les vignobles québécois. Les variations rapides de température représentent aujourd’hui un défi plus important.

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Des saisons qui s’allongent

Les changements climatiques ont aussi modifié les conditions dans lesquelles les vignes poussent au Québec. Des saisons de croissance plus longues peuvent donner davantage de temps aux raisins pour arriver à maturité.

Les producteurs doivent toutefois continuer d’adapter leurs pratiques et de sélectionner des cépages capables de bien composer avec les conditions propres au climat québécois.

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L’hiver demande tout de même de la stratégie

Le froid demeure malgré tout un risque pour les vignes. Pour les protéger lors des épisodes de froid intense, certains producteurs utilisent différentes techniques.

Au Domaine Saint-Jacques, des géotextiles sont notamment installés pour agir comme une couche isolante et protéger les plants contre les températures très froides.

Malgré les défis, les producteurs continuent donc d’adapter leurs méthodes aux conditions québécoises.

Cet article a été réalisé avec la collaboration de Gabriel Jr Van Wijk, directeur des opérations au Vignoble du Domaine Saint-Jacques.


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