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Les Canadiens : économiquement vulnérables aux changements climatiques

jeudi, 22 juillet 2021 à 11:04 - Un nouveau rapport produit par Ressources naturelles Canada sur les impacts prévus des changements climatiques au pays montre l’étendue des risques futurs et souligne l’importance d’une adaptation rapide afin de minimiser les conséquences. Voici les grandes lignes de ce rapport.

Presque tous les secteurs économiques seront touchés

La position géographique du Canada fait que le réchauffement sera deux fois plus élevé chez nous que la moyenne mondiale. C’est d’autant plus troublant quand on pense que l’objectif mondial de lutte aux changements climatiques, tel qu’énoncé dans l’accord de Paris, est d’éviter une hausse de la température globale de plus de 2 °C et de tout faire pour limiter celle-ci à 1,5 °C. Inquiétant quand on pense qu’on enregistre déjà une hausse de 1,2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, la marge de manœuvre est donc mince. Pour les Canadiens, cela veut dire une hausse de 4 °C ou, au mieux, 3 °C. Selon le rapport, l’impact sur notre mode de vie sera important et bouleversera grandement notre économie si des actions concrètes et ambitieuses ne sont pas mises en place rapidement.

Les forêts

Le secteur forestier connaîtra une augmentation du nombre annuel d’incendies. Non seulement il y aura plus de feux, mais la saison sera en plus allongée. D’ailleurs, la catastrophe naturelle la plus coûteuse au Canada a été l’incendie de Fort McMurray avec des dommages évalués à près de quatre milliards de dollars. Il faut aussi prévoir les infestations d'organismes nuisibles qui auront une incidence sur la répartition des espèces.

Les océans

Ceux qui bordent le Canada ont déjà commencé à se réchauffer. Ils sont devenus plus acides et le taux d’oxygène y est à la baisse. La subsistance économique des pêcheurs est ainsi menacée, car on s’attend à observer une migration des espèces marines pour assurer leur survie. La hausse du niveau des mers forcera plusieurs municipalités à se retirer vers l’intérieur des terres. La reconstruction d’infrastructures aura un impact économique important.

L’agriculture

Même si pour le secteur agricole, les changements climatiques apportent un certain avantage, les menaces restent bien présentes. Il est vrai que l’allongement de la saison de croissance va favoriser certaines cultures, mais il ne faut pas négliger la baisse de la disponibilité en eau, les phénomènes météorologiques extrêmes et les invasions d’insectes et d’organismes nuisibles qui seront rehaussés par les changements climatiques.

Ressources en eau

Puisque les changements climatiques ont déjà, et continue de modifier la répartition des précipitations, la disponibilité et la qualité de l’eau sont à risque. Par endroits, les sécheresses rendront plus difficile l’accès à cette ressource et les inondations auront, quant à elles, un impact sur sa qualité. Pour les milieux urbains, la vulnérabilité des réseaux de distribution et d’évacuation des eaux usées sera un enjeu à surveiller.

Industrie minière

La gestion des résidus miniers posera problème dans le contexte des changements climatiques. Ces résidus sont, en général, stockés dans des bassins situés en surface. Ils ont été construits en tenant compte des paramètres climatiques passés tels que les précipitations annuelles moyennes. Dans une majorité des cas, les débordements causés par les fortes pluies sont récupérés dans des bassins secondaires. À cause de la forte densité de l’eau par rapport à celle des résidus miniers, la stabilité physique de ces structures est difficile à maintenir et les risques de rupture entraînant des conséquences environnementales, humaines et matérielles sont bien réels. Puisque les changements climatiques seront responsables de la redistribution des précipitations sur une zone donnée, cela augmentera le risque d’instabilité physique de ces structures.

Les transports

Tous les types de transport, qu’ils soient maritimes, ferroviaires, routiers et aériens, sont vulnérables aux phénomènes météorologiques extrêmes. Il faut également tenir compte des liens entre les différents modes de transport pour évaluer le risque économique des changements climatiques. Un bien qui arrive au Canada par bateau sera fort probablement déplacé ensuite par train ou par camion jusqu'à sa dernière destination. Un événement extrême est alors susceptible de couper cette chaîne d’approvisionnement entraînant des coûts inattendus qui devront être absorbés.

Les coûts liés aux phénomènes extrêmes sont en hausse

Selon le rapport, en 2018, les coûts associés aux événements extrêmes engendraient mondialement des pertes de près de 200 milliards de dollars américains. Ceci constitue une hausse annuelle de 5,1 % pour la période comprise entre 1980 et 2018. Selon le Bureau d’assurance du Canada, les pertes annuelles au pays étaient en moyenne de 400 millions entre 1987 et 2011, mais au cours de la dernière décennie, elles sont passées, en moyenne, à 1,9 milliard de dollars canadiens chaque année. Toujours selon le rapport, le nombre de phénomènes météorologiques extrêmes a aussi augmenté au pays d’environ 7 % par an entre 1983 et 2018.

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