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Le climat, bientôt en haut de la liste des factures à payer

lundi, 22 février 2021 à 08:55 - En 2006, Nicholas Stern, éminent économiste britannique, avait dans un rapport exhaustif sur les coûts associés aux changements climatiques, conclu que l’inaction coûterait beaucoup plus cher que la transition rapide vers une économie verte. Un rapport de l’Institut canadien pour les choix climatiques (ICCC), émis en décembre 2020 conclut que le Canada est maintenant à la croisée des chemins.

Des chiffres qui font sourciller

Selon le rapport de l’ICCC, les coûts annuels des catastrophes naturelles s’élevaient à 10 M$ il y a 50 ans au Canada. Aujourd’hui, on parle de milliards de dollars et le nombre de catastrophes naturelles a triplé depuis les années 80. Les coûts, par événement, ont connu une augmentation étourdissante de 1250 % depuis les années 70.

Il est bien sûr évident que les tempêtes, ainsi que plusieurs autres types de catastrophes naturelles, mettent à risque la vie, la santé et les biens des communautés. Mais il ne faut pas perdre de vue les effets à long terme des changements climatiques comme : la hausse du niveau de la mer, l’acidification des océans et la perte du pergélisol. Ces éléments auront également un coût non négligeable pour notre société même si, pour l'instant, ils sont difficilement quantifiables. Déjà, plusieurs communautés autochtones font état des impacts des changements climatiques sur leur quotidien et leur mode de vie. Mais pas besoin d’habiter une contrée reculée pour constater que les changements climatiques sont accompagnés d’une facture toujours grandissante.

L’adaptation essentielle pour réduire les coûts futurs

Toujours selon le rapport, il est impératif de commencer à investir dans des mesures d’adaptation le plus rapidement possible. Certains impacts des changements climatiques ne peuvent plus être évités et si on veut essayer de conserver un style de vie où notre économie est grandissante, on doit mettre en place des mesures nous permettant d’atténuer les effets néfastes de cette nouvelle réalité. Ce serait comme prendre en compte le climat de demain lorsque nous bâtissons des infrastructures qui seront soumises à une météo bien différente et qui apportera de nouveaux enjeux. En ce moment, les investissements nécessaires pour favoriser l’adaptation sont nettement insuffisants.

L’ICCC note trois actions que devront prendre les gouvernements pour faire des changements climatiques une priorité. Il faut d’abord augmenter massivement les investissements en matière d’adaptation. Puis travailler de concert avec les gouvernements provinciaux pour améliorer l’efficacité énergétique et la coordination lors de catastrophes naturelles. Enfin, il faut améliorer la divulgation des données liées aux risques des changements climatiques afin de mieux planifier et investir là où ça compte.

Il sera ainsi possible de réduire en amont certains risques liés aux changements climatiques, comme les inondations en milieu urbain, les vagues de chaleur meurtrière ou même les sécheresses qui pourraient anéantir nos récoltes. Toutes ces catastrophes ont aussi un coût non négligeable. Il ne faut pas non plus oublier le prix à long terme de la hausse du niveau de la mer et de la fonte du pergélisol. On estime que déjà pour 33 communautés des Territoires du Nord-Ouest, le coût de la fonte du pergélisol au cours des 75 prochaines années s'élèvera à plus 1,3 milliard de dollars. Ce montant représente 25 % du PIB de ce territoire, un coût qui sera difficile à surmonter pour ces communautés.

Deux décennies décisives pour l’humanité

Dix ans après la publication de son rapport choc, Nicholas Stern lance un nouveau cri d’appel. Selon lui, au cours des vingt prochaines années, avec une économie mondiale sans cesse grandissante, nous construirons encore plus de routes, de ponts, d’édifices et d’aéroports. Le nombre d’infrastructures doublera par rapport à ce que nous connaissons aujourd’hui. Si , pour ce faire, nous nous enfonçons encore dans une économie qui n’est pas verte, nous serons condamnés à rester ainsi très longtemps. En prenant le virage vert, nous offrirons au monde un futur plus attirant et une économie avec un fort potentiel de croissance. Les décisions prises au cours des vingt prochaines années seront, selon M. Stern, les plus importantes de l’histoire de l’humanité.

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