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Inondations : les risques sont là pour rester

Présenté par : Sécurite Civile- MM

lundi, 3 mai 2021 à 06:00 - Chaque printemps, la province connaît des inondations d’intensité variable qui coûtent cher au portefeuille des Québécois. Selon Philippe Gachon, professeur d’hydroclimatologie à l’Université du Québec à Montréal, il faut miser sur la gestion des risques plutôt que sur la gestion de crise.


Les inondations de 2017 et 2019 ont eu des répercussions majeures sur une partie de la population : les coûts se sont élevés à près de 390 millions de dollars en pertes non assurées, selon le Bureau de l’assurance du Canada (BAC). M. Gachon croit que la facture aurait pu être beaucoup moins élevée si la prévention avait été mise de l’avant. « Les risques systémiques sont bien réels et sont là pour rester. Il est important de développer une gestion proactive, en travaillant en amont sur la sensibilisation, l’éducation, la prévention et la préparation. Pas juste sur l’intervention », soutient-il.

Le chercheur ajoute que « dans tous les cas, ce qui manque probablement au Québec, c’est de développer des stratégies avec la connaissance scientifique la plus à jour. On ne peut pas se baser sur des hypothèses ». Selon lui, il faut prendre le temps de consulter les experts afin de penser à des solutions durables dans le temps, qui s’adapteront aux nouvelles réalités entraînées par les changements climatiques.

Digues : une solution dommageable ?

Selon le chercheur, l’utilisation de digues pour prévenir les inondations crée un faux sentiment de sécurité. « À Sainte-Marthe-sur-le-Lac, par exemple, la digue a été mal entretenue. La plupart ne savaient même pas qu’ils étaient en zone inondable », ajoute-t-il. M. Gachon soutient que ces installations peuvent être extrêmement dommageables, surtout si elles n’ont pas été construites en tenant compte du contexte actuel, où les précipitations sont plus abondantes au printemps. Rappelons que la rupture de la digue à Sainte-Marthe-sur-le-Lac en 2019 a entraîné l’évacuation de 6 000 personnes, ce qui représente le tiers de la population de cette ville située dans les Laurentides.

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