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La loutre menacée par… les réseaux sociaux.

samedi, 24 août 2019 à 07:30 - Tandis que la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) bat son plein à Genève, de surprenantes inquiétudes font surface, notamment en ce qui concerne la protection de deux espèces de loutres d'Asie particulièrement menacées.

On sait déjà depuis quelques années que toutes les espèces de loutres d'Asie sont considérées comme vulnérables à cause de la destruction de leur habitat et du commerce illégal de leur fourrure.

Or les spécialistes accusent maintenant aussi les réseaux sociaux d'être à l'origine de la frénésie qui a fait bondir la demande de bébés loutres dans certains pays d'Asie, en particulier au Japon, jusqu’à menacer l'avenir de l'espèce.

"Le commerce illégal des loutres s'est soudainement accru de façon exponentielle", explique Nicole Duplaix, coprésidente du groupe de spécialistes des loutres à l'Union internationale pour la conservation de la nature.

Les écologistes souhaitent maintenant interdire complètement le commerce de l’animal, dont la population a chuté d'au moins 30% au cours des 30 dernières années.

Certains comptes sur Instagram et Facebook cumulent des centaines de milliers d’abonnés en publiant des images mignonnes de ces animaux.

La mode des égoportraits pris en leur compagnie, qui a même donné naissance à des cafés thématiques un peu partout au Japon, camoufle les souffrances endurées par ce petit mammifère qui vit en communauté dans la nature lorsqu’on le place en captivité et à l'isolement.

Face à cette demande en pleine croissance, des chasseurs et des pêcheurs en Indonésie tuent les loutres adultes et emportent les bébés pour les vendre comme animaux de compagnie.

La principale destination est le Japon, où un bébé loutre peut valoir jusqu'à 10.000 dollars.

Pas que les loutres

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Parmi les 56 propositions soumises à la CITES pour réclamer une plus grande protection, 22 concernent des espèces, comme les lézards, les geckos, les tortues et les araignées, qui sont elles aussi chassées pour ce commerce qui brasse des milliards de dollars.

À voir également: La loutre de la mer contre le réchauffement climatique

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