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Mauvaise nouvelle : la fumée des feux australiens fait le tour du monde

jeudi, 16 janvier 2020 à 19:33 - Les satellites de la NASA ont analysé les aérosols ainsi que la fumée générée par les feux qui brûlent actuellement en Australie. Si les effets de ces incendies sont plus visibles localement, ils affectent l'atmosphère du monde entier.


Les scientifiques ont constaté la formation inhabituelle et en grand nombre de pyrocumulonimbus. Les nuages de type « pyro », comme les pyrocumulus ou les pyrocumulonimbus, sont des nuages ayant comme source une intense chaleur, comme les feux de forêt, et qui peuvent produire de la « foudre sèche ». L'abondance des aérosols d'un feu de forêt peut faciliter la formation d'un épais nuage à extension verticale au-dessus du brasier. La chaleur dégagée par le brasier favorise de puissants courants ascendants qui vont pousser le nuage à s'étirer vers le haut.

Firestorm thermal column

Source: Dake/RicHard-59/Creative Commons

Lorsque la fumée atteint la stratosphère, elle peut voyager à des milliers de kilomètres de son point de départ, affectant les conditions atmosphériques mondiales.

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Source : NASA

La NASA suit de près les mouvements de cette fumée qui a atteint plus de quinze kilomètres d'altitude. Cette fumée a des effets importants sur la Nouvelle-Zélande : la qualité de l'air est mauvaise aux quatre coins du pays et les sommets neigeux des montagnes sont noircis.

En date du 8 janvier, la fumée avait déjà fait un demi-tour du globe. Son passage en Amérique du Sud a d'ailleurs rendu le ciel brumeux et provoqué des levers et couchers de soleil aux couleurs inhabituelles. Elle est revenue à la source cette semaine, étouffant une fois de plus l'Australie.

Un problème de santé publique

Monoxyde de carbone, oxyde d'azote, benzène, hydrocarbures... Lorsqu'un incendie est déclaré, les quantités de composés volatils émis dans l'air sont très importantes. À forte dose, certains de ces composés peuvent être cancérigènes. Selon une étude publiée par des chercheurs britanniques en 2012, outre les brûlures lors d'une exposition directe aux flammes, il existe de nombreux risques sur la santé : des problèmes cardiovasculaires et respiratoires, ophtalmiques et psychiatriques peuvent en résulter.

Les populations les plus vulnérables sont les personnes âgées, les femmes enceintes et les enfants. Selon une étude australienne publiée en 2016, de 1997 à 2006, plus de 300 000 personnes seraient décédées prématurément, dans le monde, à cause d'une exposition aux fumées d'incendies.

En Australie et en Nouvelle-Zélande, à l'heure actuelle, les populations sont appelées à éviter les efforts physiques en plein air, et à limiter leurs déplacements. Certaines personnes choisissent d'isoler leur habitation avec du ruban adhésif, malgré la température très élevée de l'été australien (autour de 40 °C régulièrement).

Cette inquiétude est partagée par les joueurs de tennis, actuellement en compétition à Melbourne, pour l'Open d'Australie. Alors que l'indice de qualité de l'air est très mauvais et bien au-dessus des niveaux acceptables, plusieurs joueurs souffrent de quintes de toux lorsqu'ils jouent.

Sources : NASA | Wunderground

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