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La fonte de l'Arctique responsable de la neige sur Rome

lundi, 14 juin 2021 à 12:19 - Les scientifiques ont mis au point une technique qui permet de déterminer l’origine géographique de l’humidité responsable d’un épisode de précipitations. C’est ainsi qu’ils ont pu prouver que la source d’humidité, qui a donné une chute de neige de 15 cm sur Rome, était la mer de Barents, située au nord de la Norvège. Inhabituellement libre de glace en février 2018, la mer de Barents a été le point de départ du cycle de précipitations qui a donné de la neige sur une grande partie de l’Europe.

Le secret des isotopes

L’hydrologie isotopique est un domaine de l’hydrologie qui utilise la datation isotopique pour déterminer le point d’origine de l’eau lorsqu’elle s’est évaporée au début de son cycle, qui se conclura par des précipitations. À chaque stade du cycle de l’eau qui comprend l’évaporation, la diffusion, la condensation et les précipitations, la masse moléculaire de cet élément est modifiée et les isotopes réagissent alors d’une façon assez précise et unique. En mesurant les quantités d’isotopes comme le deutérium (isotope de l’hydrogène) et l’oxygène 18 à l’intérieur d’un volume d’eau donné, il est possible de déterminer la provenance de l’évaporation qui a conduit à cette chute de neige sur Rome le 26 février 2018.

La mer de Barents

Cette étendue d’eau est située au nord de la Norvège. En général, l’hiver, cette eau se retrouve sous un épais couvert de glace. Or, avec les changements climatiques, le couvert de glace est de moins en moins étendu chaque année. En février 2018, lors de l’épisode de neige à Rome, la mer de Barents était libre de glace sur 60 % de sa surface. Quand l’eau n’est pas recouverte de glace, l’évaporation se fait sans encombre et ainsi, l’atmosphère peut être nourrie par celle-ci.

Lors de cet épisode, le courant-jet polaire, ralenti par le réchauffement de l’Arctique, s’est déformé et a laissé s’installer sur le nord de l’Europe le vortex polaire. On s’est retrouvé donc dans une situation où le froid polaire et l’humidité se sont côtoyés sur le nord du continent. Avec la circulation atmosphérique que connaissait la région à ce moment-là, il n’en fallait pas plus pour recouvrir une grosse partie de l’Europe d’un tapis blanc.

Une étude menée par l’université d’Oulu en Finlande conclut que la notion de changement climatique ne veut pas nécessairement dire réchauffement toute l’année de façon constante. Les scientifiques soutiennent que l’on verra des épisodes comme celui de février 2018 plus souvent à l’avenir. L’étude conclut également que la mer de Barents sera complètement libre de glace d’ici la fin du siècle, ce qui lui permettra d’être un vecteur important d’injection d’humidité sur le continent européen durant toute l’année. On peut donc s'attendre à voir ce genre de météo extrême plus souvent, à cause des changements climatiques.

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