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La compensation carbone, mirage ou véritable solution ?

lundi, 14 octobre 2019 à 15:16 - Vous trouvez que vous émettez trop de gaz à effet de serre ? La plantation d’arbres peut aider à compenser cette pollution.


Dans les faits, on appelle ce procédé compensation carbone. Par exemple, un vol aller-retour Montréal-Paris (qui représente une distance de 11 000 km) émettra environ 1,34 tonne de CO2. Afin de limiter les impacts que pourraient avoir cette pollution sur les écosystèmes déjà fragilisés, il est possible de planter huit arbres - une quantité de végétaux suffisants pour stocker le carbone émis et donc, ramener le compteur à zéro, si on veut.

La compensation carbone est souvent utilisée lorsqu’on parle de voyages en avion, mais dans les faits, n’importe quelle action du quotidien peut être compensée : chauffage, déplacements en voiture, événements divers (comme un mariage, par exemple), achats de biens…

Pas facile lorsqu’on habite en ville, mais certains organismes proposent de le faire en votre nom en échange de rétribution monétaire.


Quelques exemples québécois :

  • Carbone boréal : un programme chapeauté par l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et entièrement dédié à la recherche universitaire.
  • Compensation Co2 Québec : l'organisme reboise des zones en friche, par exemple, et est basé dans le sud du Québec.
  • Arbre-évolution : le programme a deux missions : environnementale et sociale. C'est une coopérative de solidarité, qui donne le pouvoir à des communautés de replanter des lopins de terre qui s'y prêtent.

Il y a toutefois des critères à prendre en compte avant d'opter pour un organisme. Il faut savoir qu'à l’échelle internationale, seule la réglementation des Nations unies est reconnue. La compensation carbone au Québec n'est donc pas vraiment encadrée pour le moment.

Quels organismes sont crédibles ?

  • Ceux qui mettent en oeuvre le principe d’additionnalité - (monnaie = arbre)
  • Ceux qui possèdent un registre de plantation
  • Ceux qui garantissent la pérennité de la forêt
  • Ceux qui possèdent une certification reconnue (comme EcoLogo, Climate, community and biodiversity standards (CCB), Mécanisme de développement propre (MDP)).

La compensation carbone ne suffit pas

Planter des arbres est, à ce jour, une des meilleures solutions à notre portée pour lutter contre les changements climatiques, tel que mentionné dans une étude européenne publiée récemment dans la revue Science.

Cette compensation n’est pas instantanée. L’épinette noire, par exemple, est une espèce fréquemment plantée dans le nord du Québec. Toutefois, 23 ans sont nécessaires avant que l’arbre ne capture du cO2. De plus, pour que ces mêmes épinettes aient un impact perceptible sur le climat, elles doivent stocker du carbone pendant au moins 100 ans.

Toutefois, gare à la pensée magique. La compensation carbone ne permettra pas d’effacer complètement les émissions de gaz à effet de serre émise par l’humanité.

Vaut mieux agir à la source (et donc, changer sa manière de consommer) plutôt que de compter uniquement sur la compensation carbone pour se donner bonne conscience.

Sources : Équiterre | Les Affaires | Un Point Cinq | Clean development mechanism (ONU)


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