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Il déménage au Québec pour la météo

lundi, 1 février 2021 à 11:43 - Il s’est assis sur une chaise, le sourire aux lèvres. Il avait hâte de raconter son histoire. Je me suis assise en face de lui, prête à l’écouter. Rencontre avec mon collègue, le météorologue Bertin Ossonon.

De la Côte d’Ivoire au Québec

Ça fait déjà cinq ans que je travaille avec Bertin à MétéoMédia. Je le connais un peu, comme ci, comme ça. Mais jamais je ne m’étais arrêtée pour apprendre à le connaître vraiment. L’occasion était trop belle et il a bien voulu jouer le jeu.

Bertin vient d’une « petite ville » de 4,3 millions d’habitants, Abidjan, en Côte d’Ivoire. Il a migré au Québec le 9 septembre 2001, deux jours avant les fameux attentats. Ce n’est pas par hasard s’il a choisi notre belle province, son frère y était déjà installé, à Deux-Montagnes.

Bertin me raconte que lorsqu’il est sorti de l’avion en ce mois de septembre, il a eu un choc. Même s’il savait que la température entre son pays d’origine et ici était très différente, ce n’était pas comme de le vivre ! Passer de 32 degrés Celsius à 10 degrés Celsius, la différence se ressent.

C’est en 2005 que Bertin décroche sa maîtrise en science de l’atmosphère à l’UQAM. Quand je lui demande pourquoi avoir choisi la météorologie, il me répond qu’il avait déjà commencé une maîtrise du genre en Côte d’Ivoire.

« Les gens me disaient, pourquoi étudier la météo dans un pays où le temps est stable. Il fait beau, il fait chaud la majorité du temps, alors pourquoi ? » Bertin Ossonon

Touché ! Mais ce que Bertin aime, c'est la recherche. Et c’était sur la modélisation des modèles climatiques que sa maîtrise était axée. Comprendre les systèmes convectifs qui apportent la mousson africaine et qui causent des inondations. Arrivé au Québec, c’était logique qu’il poursuive dans la même voie. C’est alors qu’en 2004, quelque temps avant la fin de ses études, il commence sa carrière comme météorologue à MétéoMédia.

En amour avec le Québec

Ce que Bertin aime au Québec, c’est la météo justement.

« J’aime pouvoir passer d’une saison à l’autre au cours d’une même journée. Par exemple, on peut passer de l’été à l’hiver en quelques heures à peine et je trouve ça extraordinaire. » Bertin Ossonon

Cela fait déjà dix printemps que mon cher collègue a déménagé. Disons qu’il a vu neiger. Mais de toutes les saisons, sa préférée est l’automne.

« Les feuilles, les couleurs, c’est pas trop chaud, pas trop froid. C’est un temps parfait. » Bertin Ossonon

Pâté chinois, mayo et sirop d’érable

J’ai été étonnée d’apprendre que son mets québécois préféré est le pâté chinois ! Avec ou sans ketchup ?

« Sans ketchup. Je n’aime pas ça. Et je vais vous décevoir, mais je n’aime pas la poutine non plus. Mes quatre enfants adorent ça, mais moi je ne suis pas capable. Par contre, des frites avec de la mayonnaise, ah ça oui ! Et la cabane à sucre, ça c’est vraiment bon ! J’adore ! » Bertin Ossonon

Merci Bertin. C’était chouette d’apprendre à te connaître.

Février : Mois de l'histoire des Noirs

__« On ne peut pas peindre du blanc sur du blanc, du noir sur du noir. Chacun a besoin de l’autre pour se révéler. » Proverbe africain __

Cette année, le Mois de l'histoire des Noirs se déroulera sous le signe de la jeunesse comme vecteur de changement et d'innovation.

C’est l’historien, le Dr Carter G. Woodson, qui fut l’instigateur de la Semaine des Noirs (la Negro History Week) en février 1926 aux États-Unis. Le mois de février fut choisi parce qu’il correspondait au mois d’anniversaire de naissance de deux grands abolitionnistes de l’esclavage, Frederick Douglas et Abraham Lincoln.

C’est en 1976 que la Semaine des Noirs devient le Mois de l’histoire des Noirs dans le cadre des festivités du bicentenaire américain. Aujourd’hui, le Mois de l’histoire des Noirs est célébré en Amérique du Nord, en Afrique, en France, aux Caraïbes, en Amérique centrale et en Amérique du Sud.

Ce Mois est l’occasion de mettre en valeur l’histoire et la culture noire et d’en apprendre plus sur les expériences, l’apport et les contributions des citoyens et citoyennes qui ont un héritage africain. Saviez-vous qu’il y a environ 200 millions de personnes qui se considèrent d’ascendance africaine, qui vivent en Amérique ?

L’histoire des Noirs fait partie de notre histoire. De l’histoire du Québec et de celle du Canada.

__« Un homme sans culture ressemble à un zèbre sans rayures. » Proverbe africain __

La culture des communautés noires et afrodescendantes du Québec brillera une fois de plus par sa diversité du 1er février au 1er mars 2021.

Cliquez ici pour connaître la programmation complète.

Ou encore ici pour connaître la programmation offerte par l’Université Laval.

À VOIR ÉGALEMENT : LES ORIGNAUX LE POUSSENT À CHANGER DE VIE

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