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Forte hausse des canicules nocturnes à prévoir

lundi, 2 mars 2020 à 09:48 - En analysant les données de températures enregistrées entre 1960 et 2012 dans l’hémisphère Nord, une équipe de chercheurs de l'Académie chinoise des sciences météorologiques a conclu que la fréquence et l’intensité des canicules nocturnes vont augmenter.

Déjà deux fois plus fréquentes à Montréal

Selon le résultat de leur étude, les humains de l’hémisphère Nord, qui regroupe 90 % de la population du globe, verront leurs épisodes caniculaires nocturnes quadrupler d’ici la fin du siècle. Les températures très chaudes la nuit posent problème, car c’est le moment où, normalement, notre corps récupère après une journée à subir des températures excessives. Selon la direction de la santé publique, notre corps récupère quand le mercure passe sous la barre des 20 °C durant la nuit. L’augmentation du nombre de nuits, où notre corps sera privé de ce répit, aura des conséquences sur notre santé.

Les données compilées par MétéoMédia montrent qu’à Montréal, la tendance se mesure déjà. Entre 1960 et 1999, la métropole a connu 220 nuits où le mercure n’est pas passé sous la barre des 20 °C. Depuis le tournant du siècle, ces chiffres ont déjà doublé. En seulement 20 ans, soit de 2000 à 2019, nous avons connu 202 nuits au-dessus de 19,9 °C. Même la moyenne par décennie a fortement augmenté. Pour la période 1960 à 1969, nous avons une moyenne de 5,8 canicules nocturnes. Mais pour la décennie 2010-2019, cette valeur monte à 12, soit deux fois plus.

L’Accord de Paris ne sera pas suffisant

Les chercheurs chinois ont établi que la décennie 2010 avait connu 19,5 milliards de journées humaines avec une canicule nocturne. Ce chiffre tient compte des régions du monde où une canicule nocturne a sévi, de la durée de celle-ci et de la densité de population affectée. Ils prévoient que pour la décennie 2090, c’est 74 milliards de journées humaines qui seront sous le joug d’une canicule nocturne. C’est quatre fois plus.

Le fait le plus troublant de leur étude est que leur conclusion prend en compte une augmentation limitée de la population mondiale et la limitation des émissions de gaz à effet de serre au niveau des cibles établies dans l’Accord de Paris, qui visent à limiter la hausse de la température globale en dessous de 2 °C. Ils ajoutent que dans un scénario où les émissions ne seraient pas maîtrisées, le nombre de journées humaines avec une canicule nocturne passerait à 172, soit huit fois le facteur actuel.

Depuis l’an 2000, on bat plus souvent des records de chaleur

Un autre groupe de chercheurs américains, celui-là, a comparé la période climatique 1951-1980 à celle d’aujourd’hui. Ils ont classé en trois groupes les températures qui ont été observées partout sur la planète pendant cette période. Le premier tiers (33 %), qui comprenait les valeurs les plus élevées, était inscrit comme « chaudes », le deuxième tiers (33 %) comprenant les températures les plus froides a été inscrit comme « froides » et le dernier (33 %) comme « près des normales ».

Selon leurs conclusions, depuis le début du XXIe siècle, les températures observées dans l’hémisphère Nord en été offrent un classement bien différent. Seulement 10 et 15 % sont respectivement froides ou près des normales contre 75 % qui se classent maintenant dans la colonne « chaudes ».

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