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COP 26 : Une étape cruciale pour la suite des choses

jeudi, 28 octobre 2021 à 10:55 - En novembre, les négociations climatiques internationales reprendront à Glasgow en Angleterre, après avoir été suspendues en raison de la pandémie. Nous sommes à la croisée des chemins, car l’Accord de Paris stipule que les parties doivent mettre de l’avant des cibles de réductions plus ambitieuses tous les cinq ans.

De technique à politique

Depuis la signature de l’Accord de Paris, lors de chacune des COP (Conference of the Parties), grand-messe internationale annuelle pour lutter contre les changements climatiques, les négociations étaient plutôt techniques. Il fallait s’entendre sur les différentes façons de procéder pour appliquer l’accord et établir les règles pour la suite des choses. Sachant que les objectifs de réduction des pays étaient un bon départ, mais qu'ils étaient insuffisants, l’Accord de Paris stipule que, tous les cinq ans, les pays doivent se donner des objectifs de réduction plus ambitieux que les précédents.

Les pays devront donc déposer de nouvelles cibles de réduction, selon ce qu’ils croient être atteignable pour eux. Pour certains pays, cela vient également avec une certaine pression exercée par d’autres pour les pousser à augmenter leurs contributions. La Chine, l’Inde et la Turquie sont des participants dont les ambitions seront évaluées en profondeur par les autres parties. C’est la portion politique de ces négociations.

Le Canada et le Québec

La Société Radio-Canada a analysé les réponses de plus de 300 000 utilisateurs de sa boussole électorale créée par Vox Pop Labs. L’analyse rapporte que 76 % des Canadiens et 87 % des Québécois croient que le Canada doit faire plus d'efforts pour limiter ses émissions. Selon le Climate Action Tracker (CAT), un consortium scientifique indépendant qui analyse les actions climatiques des pays et les compare aux objectifs de l’Accord de Paris, les nouvelles cibles de réductions du Canada sont largement insuffisantes pour respecter l’accord.

Selon Hugo Séguin, fellow au Centre d’étude et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM), l’image du Canada est profondément marquée par l’exploitation pétrolière et gazière. Cela restera ainsi tant que cette industrie ne sera pas contrainte, de façon musclée, à réduire ses émissions. N’oublions pas que l’exploitation des sables bitumineux est la méthode la plus polluante pour produire du pétrole. Pour le Québec, le principal enjeu de réduction reste l’électrification des transports. Au Québec 97 % de ceux-ci sont à essence ou au diésel.

Il ajoute également que les industries ont réduit leurs émissions par rapport à 1990, mais qu’il faudrait qu’elles n’émettent plus rien en 2050. Le problème pour les industries c’est que certaines technologies qui leur permettraient d’atteindre l’objectif existent déjà, mais que certaines autres ne sont pas encore au point. C’est tout un défi. On va y arriver, mais ce n’est pas aussi simple que de remplacer une centrale au charbon par un parc éolien, souligne-t-il.

L’exemple de la Norvège

Ce pays est un des plus importants producteurs de pétrole d’Europe. Cette industrie représente environ 20 % des profits de l'État. Pourtant, contrairement au Canada, la Norvège a une image modèle en matière de lutte aux changements climatiques. C’est que ce pays a déjà mis en place des mécanismes de réductions d’émissions. Il a été le premier pays à instaurer une taxe du carbone, forçant l’industrie à revoir sa façon de faire. Aujourd’hui, l’industrie pétrolière norvégienne émet la moitié du CO2 par baril produit que ne le font les autres pays producteurs de pétrole. Les profits sont redirigés vers des programmes sociaux ou servent à préparer la transition énergétique de demain. Il est même interdit d’utiliser ces profits pour investir dans l’énergie fossile. Ainsi, en 2016, la Norvège a vendu tous les actifs qu’elle possédait dans les sables bitumineux de l’Alberta. De plus, les incitatifs pour électrifier les transports semblent très efficaces, car c’est maintenant plus de 50 % des véhicules vendus neufs qui sont électriques.

Glasgow du 31 octobre au 12 novembre 2021

Toujours selon M. Séguin, il faut absolument que les États-Unis et la Chine arrivent à Glasgow main dans la main et disent, de façon non équivoque, que l’enjeu des changements climatiques transcende leurs rivalités, que c’est un enjeu en haut de leurs préoccupations et qu’ils vont mettre les bouchées doubles. Sans ce signal, ça pourrait envoyer une onde de découragement.

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